
Les 7, 8, 9 et 10 février 4 710 environ
J1 : On se lève vers 9h et on file déjeuner à l’hôtel. On refait les sacs et on grimpe dans le premier taxi-meter qui nous lâche à la gare des bus. On resaute aussi sec dans un bus local pour regagner Danang. On installe nos sacs de riz et c’est parti pour un trajet complètement différent de la dernière fois. Le bus ne klaxonne pas et se traîne sur la route. Les trajets se suivent mais ne se ressemblent pas !!!
Vers 11h30, nous arrivons dans Danang. On descend à proximité de notre hôtel pour y récupérer la polaire de Soso, oubliée quelques jours auparavant et on fonce vers la gare pour prendre le train de 12h06 en direction Hué, cité impériale des Nguyen. Le train : une grande première pendant ce voyage. Ce moyen de transport que Soso affectionne tant n’avait pas encore montré le bout de ses rails. C’est chose faite. On arrive à temps et on s’achète 2-3 bricoles à grignoter pendant le trajet.
Malgré la crasse des vitres, on arrive à voir la beauté du paysage. Les côtes sont splendides, ponctuées de criques au sable blanc et aux gros rochers seychéliens. Puis on traverse des paysages de rizières aux chapeaux coniques, véritables images d’Epinal. Le seul hic est le ciel bas et gris que l’on avait perdu l’habitude de voir. Les températures ont beaucoup chuté aussi : il doit faire à peine 20° mais avec presque 100% d’humidité !!!! On ressort nos bonnes veilles polaires par solidarité avec la France glacée !!!
Dès notre arrivée à Hué, on se fait embarquer par un mini bus gratuit pour aller dans un hôtel situé dans le quartier que l’on avait choisi. On décide de ne pas rester dans cet hébergement et on se juche pour la première fois du voyage dans des cyclos-pousse-pousse. Excellent !!! On se fait arrêter dans le quartier des backpackers. On tourne un moment, le ventre vide et le dos lourd à la recherche d’une chambre pas chère et sympa car demain c’est l’anniversaire de Soso !!!
On finit par poser nos affaires dans une chambre correcte et on va vite se remplir le ventre au Why Not Restaurant. Soso va se reposer un peu pendant que Juju part à la pêche aux infos. On ressort seulement le soir pour manger un bout. Le repas n’est pas encore à la hauteur des espérances culinaires de Soso. On se rattrapera certainement demain pour le GRAND Jour de Soso.
J2 : Bon anniversaire Soso !!! Pour cette journée particulière, la météo n’est pas clémente. La bruine s’est même invitée. On commence par un excellent petit déj’ au restaurant en bas de l’hôtel, La carambole. On l’élit aussi comme table pour le repas d’anniv de ce soir car il propose des spécialités françaises. On est un peu en manque après 1 mois et demi de riz et de nouilles !!!
On décide de braver le temps gris et on se lance à la découverte de la citadelle de Hué.

On visite la cité fortifiée et sa cité interdite violette ou ce qu’il en reste, malheureusement, après les bombardements américains.

Quel saccage !… L’endroit est calme et reposant. Le seul bâtiment vraiment encore en place est magnifique et on a du mal à s’imaginer la beauté des lieux à l’époque des empereurs Nguyen.

Heureusement, quelques reconstitutions sont là pour aider notre imagination. On ressort et on prend un taxi pour regagner l’hôtel. On retourne au Why Not pour manger une crêpe frite et des raviolis cuit dans la feuille de bananier. Un régal. Soso approuve pour la première fois la cuisine vietnamienne. On rentre siester et on ressort vers 16h pour louer un scoot et partir à la découverte des pagodes de la ville.
On se déplace parmi une nuée de cyclos, à l’heure de la sortie des classes… Juju se débrouille comme un chef dans la colonie de fourmis malgré la bruine bretonne ou plutôt vietnamienne. Premièr arrêt : Thien Mu ou la pagode céleste.

Le temps bas nous empêche de profiter pleinement du spectacle. On visite le site en se réfugiant sous les débords de toit pour protéger au maximum l’appareil photo.

On reprend la route et on passe par un pont métallique hyper étroit. Ça passe de justesse et Juju est au maximum de sa concentration… On fait un arrêt par la gare pour vérifier les horaires et les prix des trains de nuits car les agences de la ville proposent des billets à des tarifs exorbitants. On va ensuite jeter un coup d’œil aux pagodes Bao Quoc et Dieu De avant de passer par un supermarché, histoire de voir. On rentre à l’hôtel de nuit et Juju est super prudent. Ce serait trop con d’offrir à Soso un accident comme cadeau d’anniversaire. On se repose un peu et on part dîner au restaurant repéré ce matin, la Carambole.
Le resto est tenu par un français et on se lâche complétement. On se commande une bouteille de rouge de l’Hérault et des crostinis avec huile d’olive et tomates concassées en guise d’apéro et nos papilles sont en transe, ce bon ptit goût de chez nous…

Puis on déguste un filet de bœuf au poivre et à la crème avec des frites… On hallucine, comme si c’était la première fois… On savoure chaque bouchée ! Un délice. Pour finir la bouteille on se fait péter un plateau de fromages français : c’est l’extase ! On débarrasse nos assiettes et le pire se produit : extinction des lumières, musique d’ambiance et gâteau avec bougies qui se dirige sur nous, la honte ! Soso a les joues qui chauffent mais finalement plus de peur de que mal… On a même le plaisir de déguster gratos un délicieux fondant au chocolat grâce à Juju qui n’a cessé de répéter aux serveuses que c'était l'anniversaire de sa ptite femme...

J3 : L’humidité s’est installée et dure. On p’tit déjeune à la Carambole car leur déjeuner est copieux et délicieux. Le temps maussade nous gagne et nous repoussons à demain notre croisière sur la rivière parfumée. On décide de glander, lire, bloguer…dans la chambre. On sort juste pour déjeuner à midi à notre quartier général, le why not. On rentre aussi sec et on a le même programme l’après-midi que le matin. Rien de transcendant mais quand même agréable. Un peu comme un dimanche rêvé, sans travaux ni préparations scolaires… Le soir on change de quartier pour aller dans un p ‘tit resto familial. Puis on se pieute en espérant un ciel dégagé demain, comme annoncé par dieu météo.
J4 : Perdu !!! Le ciel bas est à peine remonté. On déjeune à nouveau à la Carambole et vers 10h, on part à la «conquête» de notre dragon boat.

L’affaire est conclue en moins de deux et on embarque sur une jonque dragonesque qui appartient à un couple de p ‘tits vieux trop mignons. Premier arrêt au marché afin que la p’tite dame fasse le plein de produits frais pour notre repas. Bon signe !!! Le papy nous balade sur la rivière parfumée en attendant. Puis on descend tout le cours d’eau jusqu’à notre point le plus bas. La mamie s’affaire en cuisine pendant qu’on sirote une bière. On regrette de ne pas pouvoir bénéficier d’un meilleur temps surtout que le soleil fait une brève apparition au cours de laquelle on sent sa puissance et la beauté environnante est décuplée. En deux temps trois mouvement la table est dressée et on voit arriver de magnifiques nems et du poisson à l’ananas et à la tomate.

Le ventre rond on accoste pour notre première tombe royale en guise de balade digestive. Le lieu est splendide : un parc arboré avec des étendues d’eau, des bassins et des bâtiments super bien conservés.

Très zen comme ambiance. On se promène en admirant les différentes perpectives et on rembarque sur notre dragon boat.

On fait une pause express pour jeter un coup d’œil à une pagode qui n’a rie nde génial et qui est bouffée par l’humidité. On n’oserait pas dire que ce site est moisi ! Puis on se dirige vers la dernière tombe, celle de l’empereur Tu Duc. On doit prendre un scoot’ pour regagner cette dernière.

Le site s’étend sur plusieurs hectares car l’empereur avait décidé de s’offrir une résidence secondaire en plus de sa tombe, un peu à l’écart de la frénésie de la cour. Le site est impressionnant et on y repère les éléments de la civilisation vietnamienne déjà vus à la cité interdite violette et la tombe précédente.
Et puis on saute de scoot en dragon boat jusqu’à la case hôtel. On récupère les sacs et on va patienter à notre QG, le why not, l’heure de notre train de nuit pour Ninh Binh . Une autre grande première pendant ce voyage : le train de nuit !!! On ne sait pas trop à quoi s’attendre pour les conditions de dodo, surtout pour Juju. On connait aussi les risques en Europe liés à ce genre de transport. Que nous réserve ce voyage ??? Et bien des bonnes et des moins bonnes surprises… Côté sécurité : le top !!! Il y a des coffres sous nos couchettes pour y glisser nos sacs. En gros, il devra être super costaud et super discret celui qui pourra soulever Juju, lever le haut de la couchette et extirper nos sacs le tout sans réveiller Juju… On est rassuré. Au niveau de la taille des couchettes, c’est aussi une bonne surprise : Juju tient de tout son long. En plus on est seul dans ce compartiment de 4. Rien à redire et on s’installe heureux. On drevrait passer une bonne nuit. L’histoire se corse quand les contrôleurs s’installent dans le compartiment juste à côté et se mettent à chatcher en fumant des clopes. Les demandes insistantes de Soso n'y font rien. Migraines au programme... Et pour finir de perturber notre cadre si confortable et agréable du début, vers 23h deux vietnamiens s’installent avec nous et se mettent à allumer la lumière, à discuter à haute voix, à fumer dans le couloir, comme si on n’existait pas… Et puis quand ils finissent par venir se coucher, devinez quoi : ils ronflent… Adieu sommeil réparateur !!!
