Les 28 et 29 février et 1 mars 1 373
J1 : Debout les zouzous, on va voir le Golden Rock aujourd’hui !!!
On déjeune et on prend un taxi pour la gare de bus à une heure de Yangon. On découvre ses alentours et ses nouvelles stupas magnifiques, dorées à l’accoutumée…
On stresse un peu à cause des embouteillages à quelques kms de la gare routière mais finalement on est à l’heure et même en avance vu le retard pris au départ du bus… On part en effet avec une heure de retard… C’est un peu compliqué pour nous petits européens de comprendre la logique de l’organisation birmane. Les gens ne cessent de monter et de descendre du bus, de remplir les soutes encore et encore, d’entasser les gens dans un bus déjà bien rempli !!! L’espace manque un peu pour les grandes guiboles de Juju mais bon, ça passe.
On roule à tombeau ouvert et à klaxon hurlant comme jamais on ne l’a fait. Placé aux premières loges, on flippe grave… Le chauffeur semble vouloir rattraper le retard pris au départ. Soso ferme les yeux pendant que Juju, lui, préfère se plonger dans son livre.
A notre grande surprise, sont diffusés dans le bus des clips de musique électronique très occidentale mais à la sauce birmane. Très bizarre ce pays !!! En revanche la musique avec des airs de bollywood est beaucoup plus agréable que tout ce qu’on a entendu auparavant en Asie.
On fait une pause boui-boui où l’on ne mange que le curry car les autres plats contiennent tous une herbe qui a un goût que l’on n’aime pas. Enquête à suivre sur cette herbe…
On arrive avec une heure d’avance à Kinpun, ravi d’être en vie… On achète direct notre billet pour demain en direction de Bago et on cherche le truck qui doit nous monter à mi-chemin du Golden Rock. On se hisse dans la benne et on attend sagement qu’elle se remplisse. Une fois bourré à craquer, c’est parti pour ¾ h de montée dans une nature luxuriante. On est un peu comme au manège, bringuebalés de tous côtés.

On arrive enfin vers 15h au pied du chemin ascensionnel pour le rocher mythique. On est tout de suite rassuré pour nos sacs car il y a des porteurs ou plutôt des birmano-sherpas. On se voyait mal hisser nos 35 kg tout en haut de la montagne. Juju a un peu honte car c’est une femme robuste qui veut prendre son sac mais elle insiste alors que c’est un homme maigrelet qui se charge de celui de Soso.

Allez comprendre… Nous voilà en route pour ¾ de montée sous une chaleur certaine. Soso est épatante et gravit la montagne à une allure très soutenue.
On arrive enfin à notre hôtel avec nos deux sherpas et on s’installe dans une jolie chambre (y’a intérêt vu le prix) avec une magnifique vue sur la vallée. On se rafraîchit par une bonne douche et on file vers le clou du spectacle de la journée, le Golden Rock car l’heure est déjà bien avancée.
On regagne le site en moins de dix minutes et on est ébloui. Le rocher est là, comme suspendu dans le vide, paraît-il retenu par un cheveu de bouddha…

L’endroit est beaucoup plus aménagé que l’on s’y attendait mais ne nous empêche pas de faire des photos sublimes.

Le coucher de soleil est un peu gâché par une bande de nuages mais le spectacle est tout aussi magnifique de nuit. Le rocher illuminé prend des airs encore plus mystiques quand la lune s’invite au spectacle…

On mitraille dans toutes les positions et on se fait aussi mitrailler par les locaux. C’est de bonne guerre et on commence à avoir l’habitude. Puis Juju décide de participer à la coutume locale qui est de coller une feuille d’or sur la rocher. C’est malheureusement interdit aux femmes… Va comprendre…. Il opère donc sous le lumix sous l’oeil de Soso... On s’en va finalement dîner pour finir la soirée dans un petit boui-boui en face de l’hôtel. On se met à manger à l’heure des poules comme les locaux. Puis on rentre se reposer dans notre jolie chambre afin d’en rentabiliser le prix… On se couche tôt car on veut retourner voir le rocher demain à la lumière du matin. On est ravi de cette journée de pèlerinage et on se rend compte de la chance qui est la nôtre : deux des plus grands sites sacrés bouddhistes du pays en moins de 4 jours alors que pour les birmans, il faut parfois plusieurs vies…
J2 : Soso n’a pas fermé l’œil de la nuit. Elle ne veut pas se lever avec le soleil. Juju se lève à l’aube pour prendre quelques clichés puis se rallonge pour lire et se rendort.

On se lève finalement à 7h30 pour déjeuner. On fonce ensuite à nouveau saluer le « caillou ».

Il brille de mille feux sous le soleil du matin et on mitraille à nouveau.

Ce site sur-réaliste nous sur-excite ! On fait notre petit tour et on fonce à l’hôtel pour récupérer les sacs que l’on confie aux sherpas de la veille, rendez-vous ayant déjà été pris. Et c’est reparti pour 3/4h de descente. Les sherpas nous devancent et nous tracent. On saute à nouveau dans le truck et on attend qu’il se « bourre » à nouveau.

Curieux, on goûte une spécialité à base de fil rougeâtre croustillant non identifié et d’ail. Les locaux, quant à eux, sont toujours aussi curieux de Juju. Soso fait aussi l’attraction avec son ukulélé. La bonne humeur s’installe en même temps que d’autres locaux. On est encore plus serré qu’à la montée car un occidental vaut bien deux birmans… On démarre sur les chapeaux de roues et on est à nouveau à la fête foraine mais cette fois-ci les locaux sont grisés par le ukulélé et crient à chaque fois qu’on croise un autre truck. A chaque virage c’est toute la rangée qui nous glisse dessus et nous comprime morts de rire à nos réactions et petits cris. Un avant-gout de l’Inde… On arrive à Kindun à 11h alors que notre bus part à 12h30. On parvient cependant à échanger notre billet pour gagner du temps et on peut grimper dans le bus qui part immédiatement. Même route, même conduite. Installé plus au fond, on a moins peur. Soso s’en remet à notre bonne étoile et sieste un peu pendant que Juju lit. Puis on organise la visite de Bago, prochaine étape. Dès la descente du bus, on monte dans un tuk-tuk pour rejoindre le coin des hôtels. On en fait le tour sous une chaleur torride et on choisit le moins cher, le moins miteux et le moins bruyant : le Mya Nanda Hôtel. On pose les sacs et on va manger. On dégotte un resto chinois où Soso mange un Chop Suey et Juju un riz frit, délicieux. On se régale, ça faisait longtemps… Puis on ressort en quête d’un guide pour l’après-midi, moyen le moins couteux de visiter les sites de la ville car on échappe aux coûts des entrées et des transports. Notre karma nous amène un guide sur un plateau. En effet on voit tout de suite se diriger vers nous un vieux birman à l’anglais bien meilleur que le nôtre. Il nous propose de voir un maximum de sites en un minimum de temps, pour un minimum de frais. On saute sur l’occasion et chacun sur son scooteur. Nous voilà parti pour une après-midi géniale avec un guide en Or, normal à Golden land !!! On va d’abord visiter Four figures Paya et son jardin aux 28 bouddhas.

Là commence notre réelle initiation au bouddhisme à la mode birmane. Puis on va zyeuter le nouveau reclining Bouddha -traduisez par bouddha couché- de Bago, le Naung Daw Gyi Mya Tha Lyaung. On adore l’expression de son visage.

Notre guide nous emmène ensuite voir Shwegugale paya et Kunti Kunta paya. Les sites sont jolis mais n’ont rien de particulièrement transcendant. On se rend ensuite à Mahazedi paya. Elle est magnifique ! On va ensuite voir l’ancien reclining bouddha de Bago, le Shwethalyaung Buddha. Il est un peu moins impressionnant que celui de Yangon surtout à cause de l’expression un peu manquée de son visage ! On fait un stop photo devant Naung Daw Gyi Mya Tha Lyaung, magique, avec le plan d’eau devant lui !!! Puis direction Kyaik Pun Paya et sa colonne monumentale de 4 bouddhas : on hallucine ! Cette ville regorge de sites grandioses.

C’est vraiment démesuré tous ces monuments de Bago. On file ensuite vers le snake Monastery où nous attend un python de plusieurs mètres de long… On pense à la maman de Juju, minoute, et à son aversion pour ce type de bestioles… On va se faire le coucher du soleil depuis une paya qui domine la ville.Joli, joli… On finit la journée sur-chargée de visites incroyables par Shwemawpaw paya, la plus grande du pays !

On y traîne un peu et on renfourche les scoot’ pour libérer notre guide devant notre hôtel. On le remercie chaleureusement car il nous a fait vivre une journée remplie de belles visites et de commentaires très intéressants. Professeur de métier, ce guide a réussi à nous transmettre une partie de son savoir de manière très pédagogique, on adore !!! On sort ensuite manger au Shwe Le resto, recommandé par le lonely. Super décevant. Puis au dodo !!!
J3 : Au programme de la matinée, glandouille en attendant le bus pour le lac Inlé. On blogue un peu et on trie des photos avant de libérer la chambre à midi. On retourne à notre petit resto d’hier midi, le « 35 restaurant ». On y attend un peu puis on se rend à la station de bus en truck-taxi. On patiente à nouveau pour le bus en direction du lac Inlé, à l’ombre d’une baraque. On est un peu inquiet sur ce trajet de nuit, le seul du voyage normalement, et on se demande ce qu’on va trouver à 4h du mat’ à Nyaungshwe demain matin. L’aventure c’est l’aventure… On monte à 15h dans un bus assez moderne pour la Birmanie et on s’installe au fond comme on l’avait choisi. Peut-être un mauvais choix car on rebondit sur les sièges et Juju n’a pas de siège devant lui pour le retenir… On roule à travers un plat pays, au son d’une télé toujours aussi forte, diffusant des films « comiques » où tout le monde hurle et se tape dessus... La nuit promet… Même avec les boules Quiès ça résonne dans nos oreilles…
