Les 24, 25, 26 et 27 février 1 373
J1 : Vol confortable depuis Hanoï jusqu’à Bangkok où l’on patiente dans la longue file de l’immigration. On hallucine sur les températures !!! ll fait une chaleur étouffante, on a gagné plus de 20 ° d’un coup d’ailes…

Après une bonne heure de piétinement, affamés, on se trouve un ptit resto thaï histoire d’exciter un peu nos papilles lassées de la monotonie de la bouffe vietnamienne tout en finalisant les dernières mises à jour du blog. Hélas la connexion est interrompue.
On fait enregistrer les sacs et on passe à nouveau par la longue file de l’immigration : on leur en aura donné de boulot aujourd’hui ! Contrôle des bagages à main puis passage par les innombrables et alléchantes boutiques du duty free… Soso craque et abandonne Juju pour se dégoter un nouveau rouge à lèvres, le sien ayant rendu l’âme depuis belle lurette.
Juju réussit à récupérer un code pour se connecter gratuitement au Wifi de l’aéroport et file s’installer à la porte d’embarquement pour tenter une seconde fois de finaliser la mise à jour du blog ! Mais là, de nouveau, au moment de tout boucler, il perd la connexion… Soso, qui arrive comme une fleur, le trouve en panique et court récupérer un autre code. On comprend qu’en fait la connexion fournie n’est que d’un quart d’heure. De nouveau, course contre la montre et rebelote… Troisième code, OUF !!! Ce coup-ci ça fonctionne !
On embarque serein car articles et photos sont à jour. On espère trouver plein de nouveaux commentaires, ceux-ci se faisant de plus en plus rares, à notre retour de Birmanie prévu dans 28 jours.
Le deuxième vol avec Air Asia se passe également confortablement, rien à voir avec le lowcost de chez Ryanair: vols presque ponctuels, avions plutôt chics et hôtesses élégantes… On arrive à 18h00 à Yangon où l’on s’attend au pire avec l’immigration : après ce qu’on a connu à l’ambassade à Hanoï, à quelle sauce vont-ils nous manger maintenant que l’on est si près du but ???
He bien, que nenni !!! On ne nous demande absolument rien ! Aucune question, aucune enquête, pas plus que d’habitude et en plus avec le sourire ! Ca y’est, on y est : à nous la BirmanieGolden land…

On sort de l’aéroport et on rencontre deux français, Sandrine et Rémi, avec lesquels on partage un taxi pour le centre, tout en échangeant sur le voyage pendant la petite heure de route qui nous sépare de l’Hôtel Thamada dans lequel on a réservé une chambre. On passe devant les somptueuses stupas illuminées de la paya Swedagon, sublime !!! Le pays nous apparait très déroutant : les hommes portent presque tous des jupes ( longyis), les voitures ont le volant à droite et roulent aussi à droite !!! Malgré deux mois en Asie du Sud-Est, ici on se sent vraiment dépaysé.
Le taxi nous pose au Thamada où un « cocktail » de bienvenue nous est servi. En deux deux on est dans notre chambre, même pas besoin de nos passeports ! La piaule est bien chère payée pour ses airs décrépis d’ex Allemagne de l’est… c’est plus qu’épuré et bien vieillot… Une petite douche et on sort pour se sustenter.
On découvre avec stupeur les rues de Yangon… La nuit est tombée et les rues sont délabrées, sombres, et il faut redoubler de vigilance car les trottoirs sont défoncés, les dalles des trottoirs menaçant de s’effondrer dans les égouts. On décide d’emprunter la route en faisant attention aux voitures. On se fait un bon tour du pâté de maisons sans rien trouver à se mettre sous la dent et sans parvenir à se repérer. Finalement on se retrouve sur la route de Sule Paya.

Ce temple vieux de 2000 ans se trouve au milieu d’un rond-point, on en fait le tour pour une première approche des joyaux de cette ville et on découvre également d’imposants anciens bâtiments coloniaux qu’on reviendra voir de jour… On déambule dans les ruelles à l’allure tiers-mondiste du quartier indien qui jouxte Sule Paya sans parvenir à se dégoter un resto. Il se fait tard et on finit par se rebattre sur un fastfood à la locale qui accepte nos dollars (pas eu le temps de changer des Kyats) contre des hamburgers- frites à emporter. Finalement, on engloutit tout sur place et l’on rentre se coucher les jambes lourdes de cette longue journée.
J2 : Aujourd’hui c’est l’anniv de Juju et on aimerait bien être efficaces dans l’organisation pour passer une bonne journée ! Ptitdéj correct à l’hôtel mais tout de même bas de gamme pour le prix de la nuit, la chaleur est déjà étouffante malgré l’heure bien matinale… On endosse à nouveau notre bardas et sautons dans un taxi en direction du quartier des guesthouses indiquées «bon marché » dans notre copie vietnamienne de l’ancienne édition du lonely. On descend au « Motherland Inn » annoncé comme la crème des guesthousesbon marché de Yangon. On nous propose la dernière chambre dispo car tout est « fullybooked ». Voilà le topo : un bon 4° étge sans ascenseur avec tout notre bardas, chambre décrépie, murs moisis, lits séparés, douche froide…. Pour…. La bagatelle de 21 USD ! Les prix semblent avoir flambé, rien à voir avec les 7 $ annoncés par le lonely et impossible de négocier, c’est ça ou rien.On décide tout de même de rester pour ne pas se flinguer toute la matinée à déambuler d’hôtel en hôtel… On n’a rien vu d’autre sur la route, il ne semble pas y avoir une offre considérable. On change 100 $ à l’hôtel pour avoir un peu de monnaie locale et on reprend un taxi en direction du marché central pour changer nos dollars du Vietnam en Kyats pour la suite du voyage. On traverse encore des quartiers tout délabrés, on hallucine sur l’état des bâtiments et des trottoirs. On trouve le coin des bijoutiers où l’on peut échanger les dollars au marché noir. On n’est pas très rassurés car on doit échanger beaucoup d’argent et que les escroqueries sont nombreuses. Contre toute éthique, on décide d’aller changer à la banque. Hélas, il est déjà 12h00 et c’est la pause méridienne. On décide d’en faire autant en attendant 13h00 mais impossible de trouver un p’tit resto sympa dans le marché.

On déambule et on finit par trouver un coin à boui-bouis. Dès qu’on est repérés 4 ou 5 bonnes femmes nous hurlent dessus pour tenter de nous attirer vers leur stand. Dur de choisir… toutes proposent plus ou moins la même carte indienne. C’est par ailleurs vraiment hypra crado et rien ne nous met en appétit. On décide d’opter pour celle qui crie le moins fort et de tenter notre chance quand même.

Finalement ce n’est pas mauvais et on arrive les premiers à la banque pour le change. On apprend qu’on a plafond d’échange de 200 dollars chacun par jour ! La galère : ça veut dire qu’il faudra donc revenir plusieurs fois !!! Mais bon, ça y’est : on peut enfin commencer la journée et se lancer à la visite de la ville ! On monte dans un taxi qui mène jusqu’à l’imposant Buddha couché de Chaukhtatgyi paya. On est scotché par sa taille et par l’intensité de son regard.

On l’admire sous toutes les coutures. On se dirige ensuite sous un soleil de plomb vers le célèbre buddha assis de Ngahtatgyi paya. Un monsieur nous accoste à l’entrée et commence à nous expliquer les images pieuses de la vie de Buddha et nous rappelle les 5 piliers de cette religion. On comprend vite qu’il souhaite nous louer ses services pour la visite de la pagode mais entre prix des courses en taxi et entrées aux pagodes, ça commence à faire cher. On entre donc seuls et on s’assoit pour admirer le magnifique buddha et les boiseries sculptées qui l’entourent. Un chef d’œuvre de finesse.

On repart à pieds pour le clou du spectacle et la fierté de la ville : la Shwedagon paya. Une bonne grosse demi-heure de marche à travers monastères et grands boulevards et on se trouve dans la ruelle qui mène à l’entrée est de la pagode. On prend quelques clichés dans une pagode « flottante » qui abrite un magnifique et imposant buddha doré puis on sort pour aller boire un coup frais car on est en nage. Entre stands de bondieuseries diverses et fritures d’abats on finit par trouver un bouiboui qui propose des boissons fraîches. On sirote en observant le défilé des fidèles et des moines en ce jour de fête. He oui, ce wecoïncident l’anniv de monsieur Juju et la fête de la payaShwedagon! Rien que ça ! On se lance pieds nu dans la longue ascension de la colline à travers les innombrables bouis-bouis des marchands du temple. Il y a foule ! En arrivant on fait mine de rien pour s’éviter les frais d’entrée gouvernementaux mais on est vite repéré et nous voilà étiquetés ! On discute religion à l’entrée avec un jeune birman et on part à l’assaut de cet immense complexe aux innombrables stupas et buddahs ! On HA-LU-CI-NE : c’est somptueux et majestueux, tout ce doré et les reflets de la lumière de la fin du jour !

On fait chauffer le lumix ! On déniche un p’tit coin pour observer le coucher de soleil, toujours aussi somptueux en Asie ( on a d’ailleurs décidé de rebaptiser l’Asie pays du soleil couchant et non levant vue la beauté de ses couchers de soleil dont on est témoin depuis le début de ce périple asiatique). En ce samedi de fête, jour de la naissance de Juju, il faut absolument aller faire ses ablutions à sa divinité : le naga ! Juju s’arme de courage car les fidèles se bousculent et il parvient à attraper un petit godet et à se frayer un chemin : 3 godets pour le buddha, 3 pour le Nath( sorte de saint ange protecteur de buddha) et 3 pour le Naga, pas de jaloux ! Soso immortalise le moment dans le lumix…

On se lance dans un dernier tour, on s’assied à mi-parcours pour se documenter un peu sur le lieu et en moins de deux on est encerclés de jeunes étudiants, hyper curieux et avides de discussions… Pas toujours facile de les comprendre avec leur accent anglo-birman… Ils sont adorables et trop fiers de discuter avec des étrangers. D’ailleurs depuis notre arrivée en Birmanie c’est monnaie courante : les gens sont tout sourire, toujours prêts à aider, hyper tactiles et ils sont avides de discussion ! La gentillesse de ce peuple est à la hauteur de la beauté du pays !
Juju se voit même offrir une photo du général Aung San ( père de la célèbre dame dont on ne doit pas dire le nom…)en guise de cadeau d’anniversaire ! Courageux ces petits étudiants, une constante de la jeunesse… Et puis la paya s illumine, c est grandiose !!!

Un p’tit tour et puis s’en vont ! On prend le chemin du retour car il se fait tard et que l’on n’a pas de réservation pour le resto que l’on a sélectionné pour l’occasion du jour, réputé le meilleur de la ville : Le Planteur. Mais c’est sans compter sur la foule qui s’est amassée ici depuis notre arrivée, on sent bien que c’est jour de fête et on a du mal à se frayer un chemin. On atteint enfin la rue bondée de taxis et ça bouchonne… Un moine nous propose son aide pour dégoter un taxi, mais c’est compliqué de se faire comprendre et aucun taxi n’accepte de nous prendre. Après plusieurs tentatives infructueuses on parvient enfin à trouver le bon et on atteint très vite l’allée illuminée qui mène au restaurant. Le lieu est superbe, improbable dans cette ville plutôt décrépie… En plus il y a des tables libres et on s’en dégote une en bord de fontaine entre palmiers, bambous et lanternes : le top !!!

En plus ils proposent un dîner grill et salade bar à volonté avec mise en bouche et dessert. On se commande un petit Saint Emilion, rien que ça, pour compléter et le défilé commence ! Petit potage épicé à la carotte succulent pour commencer puis grillades de poissons : crevettes, crabes farcis, poisson en brochettes accompagnés de salades diverses… Ensuite viennent les viandes : suprêmes de volaille, viande de porc, ribs de porc, brochettes de bœuf, tranche de bœuf… avec patates et cèpes (oui, oui des cèpes…) !!! C’est l’orgie !!! On se délecte des saveurs et du vin, que ça fait du bien ! On commence à saturer de la bouffe asiat… Pour digérer le tout on nous amène une ptite salade de fruits avec sa glace à la coco, ça passe tout seul ! Mais pas de gâteau ni bougies pour Jujubien qu’on est précisé l’occasion…On s’installe ensuite dans le « lounge » bar pour siroter un café et, surprise, on nous amène une assiette de mignardises pour l’accompagner ! On savoure le moment,affalés dans les méridiennes de cet endroit magique, tellement décalé !

Comme dans un grand hôtel on nous affrète un taxi qui nous ramène dans notre chambre miteuse où l’on cuve notre vin jusqu’au réveil comateux du lendemain.Juju est aux anges pour cet anniversaire inoubliable, il ne pouvait pas rêver mieux …
J3 : Au menu du ptitdèj en terrasse-bordure de route, encore et toujours ces satanés œufs au plat/toats qui restent sur le bide jusqu’au déjeuner. On s’arme de courage pour monter récupérer notre chargement au quatrième et le redescendre pour déménager une nouvelle fois, l’hôtel étant complet aujourd’hui.
On part à pieds, chargés comme des mules ( environ 20 kg pour Juju et 15 pour Soso, pas moins…) sous le soleil en direction du Océan Hôtel qui ne paraît pas bien loin. On suit la direction qu’on nous a indiquée et évidemment, après un bon quart d’heure, on nous apprend que c’est à l’opposé. On abdique de faire l’économie d’un taxi et on prend le premier venu. L’Ocean, 2eme meilleur rapport qualité prix du vieux Lonely affiche lui aussi complet, il faut dire que l’offre est très limitée à Yangon…On ré-endosse nos sacs et on tente un autre boulevard.

Après dix minutes, on entre dans le premier hôtel venu : L’Everest, ça promet avec les sacs. C’est un hôtel d’indiens, encore plus miteux que la veille mais moins cher. On reste, bien content d’avoir trouvé quelque chose d’abordable. On parvient ensuite, grâce à la gentillesse des locaux, à prendre un bus de ville sur-bondé en direction du marché central afin d’y changer à nouveau une petite liasse de dollars.
Les birmans sont vraiment à la hauteur de leur réputation de gentillesse. Depuis notre arrivée, ils sont toujours souriants, prêts à nous aider : des bouddhistes qui ne pratiquent pas leur religion que dans les temples, on adore… Quelle expérience, du jamais vu pour nous qui n’avons pas encore visité l’Inde. On est entassé comme des sardines et les conduite est plus que sportive ! On s’accroche de toutes nos forces et on hallucine sur la placidité des birmans, d’ailleurs toujours aussi intrigués par la barbe de Juju le géant.

On arrive à la pause méridienne à la banque et on décide d’aller se renseigner dans une agence de voyage toute proche pour la suite du voyage, ici les backpackers ne sont pas monnaie-courante et ça n’a pas l’air facile de voyager ainsi… Hélas, chou blanc une nouvelle fois ! Fermée… On est dimanche, c’est moins surprenant !!! On retourne à la banque et on est les premiers servis.
On se dégote un resto « thaï » qui n’en n’a que le nom… On tente de se renseigner pour la continuation du voyage. Finalement c’est mission COM-PLI-QUEE ! On nous indique une autre agence « Exotissimo »dans la proche tour Sakura, fermée aussi mais un des responsables est présent et français et il nous donne de précieux renseignements, nous invitant à revenir demain.On monte au vingtième pour jouir du point de vue sur la ville. Accès réservé aux clients du resto, qu’à cela ne tienne, on va s’installer face à Shewdagon Paya pour siroter un café et on prend quelques clichés.

Puis on trouve un bus en direction de Botatungpagoda, où l’on peut pénétrer dans l’entre circulaire du monument sacré (au cœur de la stupa, si si) et admirer une relique de Buddha. Enfin on file en direction du port pour profiter des derniers rayons du soleil couchant.

Retour à l’hôtel en pousse pousse local, légèrement trop étroit pour Juju qui prend son mal en patience. Petite repos à l’hôtel et on descend à la recherche d’un endroit où dîner. La rue est animée, remplie de bouibouisoù les locaux dînent et surtout boivent bières ou whisky en quantité… On trouve une petite table sur le trottoir au resto «Woody », pas mauvais, tri de photos puis au dodo.
J4 : Oeufs au plat pour changer puis on saute dans le bus, direction l’ambassade d’Inde afin de se renseigner pour nos visas. On apprend qu’il faut 5 jours ouvrés pour nous les délivrer, aïe aïeaïe… On pourra éventuellement les faire à Mandalay si nos dates de séjour coïncident… Les visas à l’avance c’est galère en TDM…

On part ensuite, guide à la main, à la découverte des anciens bâtiments coloniaux anglais et en direction de l’agence Exotissimo où l’on espère trouver le français de la veille pour collecter de nouvelles informations et réserver des chambres pour legolden rock et le lac Inlé.
Hélas, lorsque l’on arrive, le monsieur n’est pas disponible et l’on tente de faire comprendre tant bien que mal en anglais par des hôtesses de l’agence. Le souci c’est qu’il s’agit d’une agence de voyage classique pour organiser des tours et qu’on ne parvient pas à obtenir les infos de backpakers dont on a besoin : cars, hôtels économiques… Ici on veut nous vendre billets d’avion et hôtels haut de gamme.
On décide d’attendre le patron français pour les bons plans et on se lance dans laréservation pour le golden rock et le lac Inlé. Par chance l’hôtel Mountain top inn, qu’on avait sélectionné au gold Rock car ce n’est pas un hôtel d’état, a une chambre double disponible pour la bagatelle cependant de ….. 75 dollars !!! Rien que ça, mais pas le choix, c’est le prix à payer pour jouir d’un coucher de soleil dans ce lieu mystico-magique. Ça c’est fait.
Entre temps, le patron finit par rentrer de sa réunion et il se rend gentiment disponible pour qu’on lui pose quelques questions, il nous donneplusieurs précieuses informations afin que l’on finalise un peu notre programme dans les grandes lignes. Après deux heures passées ici, il est l’heure de la pause méridienne,de toute façon, il nous faut repasser plus tard avec du liquide pour payer, la finalisation du paiement par carte étant impossible à cause, encore et toujours, de la même histoire de confirmation par mobile…

On demande à la dame de se renseigner d’ici notre retour pour notre réservation au lac Inlé et on part à pieds accablés par le soleil de midi en directionde la station de bus. De guichet en guichet on finit par dégoter nos billets pour le golden rock et pour le lac Inlé. Pas facile facile mais ça devrait le faire…
On prend un taxi, affamés, en direction de l’hôtel et on déjeune au Woody, on récupère des dollars pour payer les réservations d’hôtels et on retourne confiants à l’agence. Hélas, ça se corse pour le Lac Inlé : le magnifique et abordable « InléResort » qu’on avait choisi est complet … On est super déçu, l’agence nous propose d’autres hôtels disponibles mais soit hors de prix (170 à 200 dollars la nuit), soit moches soit mal situés sur le lac. On tourne et retourne les différentes options sans parvenir à trouver de solution de remplacement idéale mais la dame finit par nous proposer une dernière alternative : bungwalow avec vue sur lac, bien situé, abordable et sur photo, ça a l’air joli. On réserve deux nuits, contents d’avoir pu trouver quelque chose pour ces deux visites incontournables. On remercie chaleureusement l’agence pour le temps qu’elle nous aura accordé car au final on y aura passé une bonne partie de la journée… Aaaaarrrrrgh !
Finalement on sort de la Sakuratower à 17h30 et on n’a plus le temps de visiter les quartiers indiens et chinois comme on l’avait prévu ! On choisit de remettre ça à notre retour et de remonter au resto panoramique de la tour pour le coucher de soleil.

On patiente un peu pour une table bien placée et on commande deux jus de fruits frais puis on décide rester dîner ici pour voir la ville s’illuminer car ils pratiquent des prix quand même raisonnables. Juju se fait péter un petit menu avec salade au gingembre, soupe et curry de mouton et Soso une salade « grecque », le tout accompagné d’une tigerbeer. On prend un cappucino frappé, se délectant du panorama lumineux magique. Cette ville de Yangon est vraiment troublante par son éclectisme de style et de monuments religieux : on voit dans un minuscule périmètre : une église, une mosquée, une synagogue, un temple hindou, un temple chinois et bien sûr des stupas. Rien que ça !!! Un petit record nous semble-t-il…. Elle est aussi métissée de taudis, de bâtiments coloniaux moisis d’humidité et de gratte-ciel modernes. Quel mélange détonnant !!! Pour terminer la journée, on rentre en pousse pousse bien repus à l’hôtel. Demain réveil matinal car il faut prendre un taxi pour la station de bus éloignée de la ville à 7h00…
