
Les 20, 21 et 22 mars 1373
J1 : Une journée de transport sans grand intérêt mais efficace au programme du jour: bus climatisé Bagan-Yangon en 8h00 seulement.
P’tit déj et free pick up à l’hôtel après avoir refait nos sacs. On est parti pour une journée de bus mais cette fois-ci on a choisi un bus ultra confort –dans les critères birmans- avec clim et même bouteilles d’eau et serviettes pour se laver les mains… Incroyable.
Au bout d’une heure et demie de route arrêt-repas express’. A 10h 30, on n’a pas très faim mais on mange quand même un curry à la birmane car on craint de ne pas avoir d’autre stop pour le faire plus tard! Heureusement qu’on s’est mis quelque chose sous la dent car effectivement, aucune autre pause n’est prévue. Il faut que Juju réclame un arrêt vers 15h pour que Soso puisse aller au petit coin dans la brousse après 2 bonne heures de retenue.Le reste du car en profite d’ailleurs aussi.
Pendant ces 8h de bus, on se cogne les clips à l’eau de rose et un film d’amour typique birman, mettant en scène un vendeur de bétel et une vendeuse de rue, volume à fond, comme ça se fait ici. Pour changer, dans ces sitcoms, ça crie tout le temps, ça se tape dessus au grand bonheur des spectateurs qui s’esclaffent de rire. Ca a des airs de Benny Hill !!!
On trie aussi les photos de Bagan car le nombre de prises de vues est assez démesuré !!!
On arrive, comme prévu, vers 17h à la bus station de Yangon et on en chaîne par un taxi qui nous emmène directement à l’Océan Pearl Inn repéré il y a 3 semaines de ça alors qu’il était complet. Cette fois-ci, c’est bon pour nous. Ca reste cher pour le standing mais c’est propre, moins glauque et il y a même l’eau chaude ! On s’installe dans notre confortable chambre et on ressort dîner malaysien et thaï. On se fait même un gâteau au chocolat et un iced cappuccino à la birmane dans une boulangerie locale pour finir le repas.

Puis on entre dans notre petite chambre pour finir le tri de photos et avancer le blog. Demain c’est déjà notre dernier jour au Myanmar. Ces 4 semaines se seront passées sans que l’on ne s’en rende compte…
J2 : Au petit déj’, on rencontre deux allemands fraîchement débarqués. On se revoit y’a 4 semaines, un peu désorientés ... On se décide à leur filer quelques tuyaux pour les aider, d’autant qu’ils n’ont que 18 jours. Après une heure d’impro « agence de voyage » on remonte dans la chambre jusqu’à midi pour se remettre un peu à jour avant le départ pour Bangkok.
On va ensuite s’installer dans un cyber et on essaye de publier quelques articles pour prendre de l’avance et et se libérer un peu de temps sur Bangkok qu’on n’a pas fini de visiter.
En effet, la situation politique s’est détendue ; on a bien pu le mesurer pendant notre séjour birman. On aurait presque pu publier les articles régulièrement mais les accès internet étaient rares et ultra lents, on compte donc sur le débit de la capitale. On arrive confiants au cyber pensant avancer la publication pour ne pas passer notre temps devant un ordi à Bangkok. Et bien non, pari perdu !! Le débit vraiment trop lent nous fait trop ramer. On essaie de négocier pour connecter notre pc en wifi… impossible. Finalement, après deux heures et deux articles publiés, on abandonne.
On décide d’aller poser nos sacs à l’hôtel Everest, bien cracra mais plus économique.
En chemin on assiste à un défilé de partisans d’ Aung San Suu Kyi qui nous fait monter les larmes. Ce peuple, si gentil, opprimé par la junte militaire depuis si longtemps, est tellement rempli d’espoir ! On craint le pire pour eux, l’histoire ayant une fâcheuse tendance à se répéter… On espère que ces élections de sont pas un leurre lancé par le gouvernement pour leur remettre un bon coup de bâton derrière la tête…
On arrive dégoulinants à l’Everest où l’on pose notre fatras pour aller déjeuner. On se pose au resto chinois climatisé juste en bas. On tente leur free connexion mais impossible de publier davantage. On engloutit nos deux plats glutamatés et on prend un taxi en direction du grand parc qui jouxte la Shewdagon paya .

Hélas, l’entrée est chère et on ne doit pas traîner car il est déjà 17h00. On abandonne le parc et on reprend le chemin des marchands du temple de la SHWEDAGON PAGODA !!! On y retourne un peu en pèlerinage…
On passe d’abord un bon moment dans les boutiques de bondieuseries bouddhistes pour dégoter quelques belles « étoffes » de moines pour Juju. C’est pas donné donné et on met un certain temps à se décider. Puis on finit par repartir avec nos deux kilos de tissus brique/orangé dans les bras.
Commence alors la longue ascension, pieds nus, des marches menant à la paya ; avec pause coup d’œil aux étalages des marchands du temple à chaque palier afin reprendre son souffle…
On atteint enfin le sommet et on réussit à franchir l’entrée sans se faire repérer pour ne pas payer les 10$ qui vont directement dans la poche du gouvernement… On tourne autour de la paya, lumix prêt à l’attaque et on redécouvre ce site démesuré avec beaucoup moins de monde que la dernière fois.

Soso n’est cependant pas très tranquille, car on est les seuls touristes non étiquetés et on risque de se faire repérer et de devoir payer. Finalement, on profite du spectacle des illuminations de la paya et on parvient à terminer notre visite sans se faire remarquer.

On reprend les fameux escaliers et on s’alourdit de quelques bracelets de prière en santal. Juju, le courageux, se fait presser de la canne à sucre pour en siroter le sirop, pas si mauvais… et il pousse même jusqu’à acheter du fameux betel… La ptite dame prend un feuille verte de betel, l’enduit de chaux, y dépose un peu de noix de betel concassée et de tabac séché et plie le tout en une bouchée que juju dépose au fond de sa mâchoire.
Sur ce, on négocie un taxi pour rentrer, vitres ouvertes pour permettre à juju de crâcher régulièrement ce que le betel lui fait saliver … hhhhhhhhhhhum hhhhhhhhhhhhhhum…
On se fait déposer sur la rue de notre hôtel devant un bouiboui indien repéré la veille. On s’y commande deux thali, un avec poulet au curry pour juju et un autre végétarien pour Soso. Il en arrive trois… c’est pas grave, on verra bien à l’addition… On engloutit nos chapatis trempé dans les différents curries ultra-épicés et on hallucine sur l’addition, ici le thali n’est pas des plus délicieux mais il défie toute concurrence, on a mangé comme des goinfres pour 2 ou 3 euros à tout casser ! C’est cool, il nous reste encore quelques kyats ( prononcez « chiats ») pour se payer un rafraîchissement sucré. On retourne donc au resto chinois en bas de l’Everest pour aller siroter un « iced mochaccino ». L’extase, pour plus cher que le repas…
Il est déjà vite l’heure de se mettre au lit car demain lever très matinal pour prendre l’avion qui nous ramène à Bankok…

On est triste de quitter le Myanmar mais on a la conviction que l’on reviendra vite pour en explorer d’autres recoins, on est aussi excité à l’idée des plages du sud, de la petite semaine de farniente-cocotiers qui nous y attend et aussi de se régaler à nouveau nos papilles frustrées par un mois de bouffe birmane…
J3 : Réveil 6h15, p’tit déj englouti et nous voilà dans notre dernier taxi de Birmanie. Le chauffeur nous dépose et on enregistre sans encombre. Le temps de jeter un dernier coup d’œil aux duty free et on embarque. Myanmar au revoir, bonne chance pour l’avenir et nous, on espère bien revenir…
