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Vang Vieng, la belle dépravée.

Les 15, 16, 17, 18, 19 janvier 2 554

J1 : On se lève de très bonne heure, on fait les sacs et on déjeune vite fait. Un tuk-tuk nous attend pour nous amener à la station de bus, la classe !!! Au terminal de bus, on tombe sur le couple de français qui nous avait payé notre bus à Chiang Raï - en pleine course après le porte-monnaie-. On peut ainsi bien les remercier. Ce sont eux aussi des TDMondistes mais en sens inverse . On discute un peu puis on saute dans notre bus pour Vang Vieng. Eux partent pour Vientiane. Notre route est sublime en pleine montagne laotienne. On y découvre le Laos rural. Tout se passe au bord de la route, un peu comme avec la croisière le long du Mékong. 75kms avant Vang Vieng les paysages sont à couper le souffle !!!

 

Vang Vieng, la belle dépravée.

 

Le bus nous arrête dans un boui-boui sur la route où l’on recroise le couple de français. Cela nous laisse le temps d’un repas pour échanger des tuyaux puis on repart vers notre destination tant redoutée… Qu’est-ce qui nous attend à Vang Vieng ??? Un autre Kuta ??? On en profite pour discuter avec un couple de réunionnais qui voyagent avec leurs deux fillettes. Ils sont sympas et cela occupe la dernière heure.  On arrive enfin à destination avec deux heures de retard. On monte dans le premier tuk-tuk en direction des bungalows de «Maylyn guesthouse» -prononcer « guéhaou » à la locale- que Juju a repéré, excentré de l’excentrique centre-ville !!! On traverse  la rivière sur un pont payant mais malheureusement l’adresse est complète. On se rabat sur une autre adresse avec d’autres bungalows sympas mais avec beaucoup moins de charme et beaucoup plus roots !!! On essayera d’avoir un bungalow chez Maylyn demain. On s’installe dans un bungalow roots perché, haut perché, au plancher mouvant.

 

Vang Vieng, la belle dépravée.

 

Vers 18h on ressort pour dîner et on traverse un petit pont étroit en bambou, gratos celui-là, le paysage est sublime.

 

Vang Vieng, la belle dépravée.

 

On atterrit dans un resto avec Wifi car notre bungalow ne reçoit pas. On se régale des plats mais un peu moins du service. Ici toute la famille travaille. Le père et la mère en cuisine et les enfants au service. Cela est assez dérangeant de commander à une fillette de 10 ans. On ne reviendra plus… On rentre se coucher au bungalow en se demandant où est la folle Vang Vieng dépravée. On n’a rien vu ce soir : ni jeunes déchirés, ni bars à friends… C’est une arrivée dans une ville comme les autres avec un paysage de fou furieux quand même. Soso a hâte de découvrir les paysages de pains de sucre mais elle a moins hâte de le faire en vélo…

J2 : On déjeune à notre hôtel et on part louer des vélos pour se rendre à la Tham Phu Kham Cave et à son Blue Lagoon. Le moment « temps » attendu du voyage par Juju arrive. Après avoir entraîné au vélo sa Soso à Sukhothaï, l’heure de vérité est arrivée : elle doit affronter les pistes défoncées du Laos. Migraine, soleil de plomb à midi et petite forme « mensuelle » sont aussi au rendez-vous de ce grand jour ; comme un fait exprès… Soso fait sa petite tête de sportive apeurée et enfourche courageusement son vélo. Les débuts sont hésitants et pour limiter la casse, Soso « désenfourche » la bécane assez fréquemment… On pâtit de la chaleur mais on évolue dans un cadre si somptueux que ce n’est pas du tout un moment désagréable. Soso gagne en confiance et le pari est relevé. 6 kms de piste cabossée plus tard, la récompense est là. La blue Lagoon est une rivière translucide ( oui plus que transparente…) d’un bleu turquoise pâle terrible.

 

Vang Vieng, la belle dépravée.

 

 

 C’est aussi un squat plutôt calme de jeunes dépravés Vang Viengois, plutôt dans le genre « cure thermale » après grosse chouille !!! On se boit une beerlao à l’ombre d’un faré local, histoire de se rafraîchir et de se désaltérer un peu après la piste poussiéreuse en plein cagnard…

 

Vang Vieng, la belle dépravée.

Le top !

Puis on grimpe jusqu’à la cave qui surplombe le spot. On est estomaqué par l’immensité et la beauté de cette grotte.

 

Vang Vieng, la belle dépravée.

 

 Elle abrite un magnifique bouddha couché irradié par les rayons de soleil qui pénètrent à travers  une percée dans la roche…

On apprécie la fraîcheur du lieu et Soso fait chauffer le lumix pendant que Juju va explorer, en pionnier, les profondeurs obscures de la grotte…

 

 

Vang Vieng, la belle dépravée.

 

 Puis on redescend le chaos de pierres. La rivière s’est bien peuplée. On va déjeuner dans une bénévolo-organico-farm où l’on se régale des petits plats et d’une vue imprenable sur les pics karstiques…

 

Vang Vieng, la belle dépravée.

 

Il se fait vite tard et la lumière commence à décliner. Soso « fonce » pendant que Juju fait des pauses photos dans le paysage rougeoyant…

 

Vang Vieng, la belle dépravée.

 

Le retour est plus rapide que prévu car la route descend un peu et que la fraîcheur aide. On rend les vélos crevés mais ravis de cette escapade cycliste ! On ne peut s’empêcher de penser à Alex et Julie ainsi qu’à Ingrid et Luc qui ont fait leur tour d’Asie à vélo !

On file se doucher et on reprend notre petit pont de bambou pour la ville. On se choisit un ptit resto qui passe de la musique sympa et qui propose une carte locale à prix raisonnables. Le proprio nous force au chantage affectif à avaler un godet d’alcool local -le Laolao- qui nous arrache le gosier et les tripes puis on déguste encore une fois un lab – on pourra bientôt écrier un guide sur le sujet !!!-.

Et là, comme un mirage, Ô miracle, Qui apparaît de l’autre côté de la rue ? Et bien la grande chevauchée intrépide, alias Marc et Romain, les deux ptits frenchies de Luang Prabang. Soso ne peut s’empêcher de lâcher un « youyou » !!!! On est tellement content de les revoir, ils sont tellement chouettes ces jeunes ! On partage deux ou trois beerlao et on finit nos assiettes ensemble.

Un ptit laolao pour terminer et on grimpe tous les 4 sur la moto pour rejoindre Aïda à l’hôtel. Les laotiens qui circulent pourtant en famille sur les 2 roues sont estomaqués et nous regardent passer avec des yeux de merlans frits ! 4 occidentaux adultes bien portants pour une seule moto : c’est un record ! Une bonne tranche de rigolade dans les ruelles de Viang Vieng !

Tous ensemble on file sur l’île des bars pour terminer la soirée. A la sortie du pont en bambou, c’est Luna Park : des guirlandes lumineuses de toutes les couleurs qui clignotent à gogo ! Malgré tout L’endroit est plutôt vide mais on est rassemblés autour d’un feu de bois et on s’amuse bien. Il y a un bâton enflammé qui est disposé à une hauteur variable du sol. Nos trois frenchies se mettent au défi de passer en dessous puis en dessus à tour de rôle avec les australiens bourrés… On peut admirer la souplesse de Marc, l’ex gymnatse et Juju est embringué par les jeunes. Grâce à sa détente de ex-handballeur, il fait un saut de biche au-dessus des flammes , laissant sa Soso et toute la galerie admirative !

La soirée passe bien vite et il se fait déjà bien tard. Bien attaqués Juju et Romain inventent une nouvelle discipline sportive et « practicent » avec un laotien : il s’agit d’envoyer le plus haut possible un bidule volant lumineux et de le frapper avec un bâton : le baseball lumineux, quoi. Puis, raisonnablement, on file se coucher car demain nous attendent les autres grottes de Viang Vieng.

 

 

J3 : Lever tardif, un peu comme quand t’ étais jeune mais qu’en fait  t’es vieux : 10h !!! Le gars de MayLyn « guéhaou » passe pour nous dire que le bungalow n’est toujours pas libre. Un peu déçus, on se dit qu’on attendra demain pour voir et qu’on restera plus longtemps s’il faut pour l’avoir. On va déjeuner à notre Bungalow Paradise terrasse. On rentre se reposer de ce petit déj’ (c’est les vacances ici!!!) puis on part ensuite à la recherche d’un scooter pour les jours à venir. On tourne un peu et on décide de déjeuner d’abord en terrasse sur la rivière, face aux montagnes pour profiter de ce cadre exceptionnel dont on ne se lasse pas.

On part vers 14h en direction du célébrissime Tubing de Vang Vieng. Pour les non-initiés, cela serait comme prendre des centaines de jeunes, américains et australiens en majorités, de les lâcher dans une rivière avec des grosses chambres à air, de les excité par de l’alcool à Gogo, (même gratuitement !!!), de leur balancer de la musique à chier et de leur suspendre des cordes pour qu’ils jouent à Tarzan, homme fort !!!

 

Vang Vieng, la belle dépravée.

 

Vous allez vous dire : qu’est-ce que les globerevolutionnaires vont faire là-bas ? Et bien, en fait  on a été faire une étude anthropologique !!! Une étude scientifique et rigoureuse sur l’ « Homo Occidentalus Cretinus ».

 

Et aussi et surtout on est venu pour écouter Marc chanter sur une scène, derrière des platines et non plus accompagné de sa guitare. On avoue, on est un peu fan de Marc !!! On est d’autant plus ravi qu’il y aura  bien sûr ces premières groupies, Romain et Aïda. On suit en scooter un tuk-tuk blindé de jeunes peinturlurés pour trouver le départ du tubing. A notre arrivée, Romain se gare juste à côté de nous. Quel timing !!! Il se propose de nous faire « guide » dans ce zoo humain endiablé. Le cadre est magnifique et les bars au bord de l’eau plutôt réussis. On s’attendait au pire, à voir une rivière défigurée et enlaidie. Toutes ces couleurs et ces bars en bambou ne jurent pas du tout.

 

Vang Vieng, la belle dépravée.

 

Ce qui jure, c’est plutôt la musique de merde genre Lady Gaga et cie et l’attitude de l’Homo Occidentalus Cretinus peu soucieux des mœurs locales On traverse plusieurs bars avant d’atteindre le Family bar où nous attendent Aïda et Marc.

 

Vang Vieng, la belle dépravée.

 

A chaque bar, les mêmes rituels : un « shoot » de vodka gratuit et un petit bracelet que des blondasses en maillots de bains trémoussant leur popotin   t’attachent au bras pour bien montrer que t’es des leurs !!! On attend que Marc prenne le pouvoir musical en buvant quelques Beerlao, sagement au milieu  des corps tagués au marqueur, de mots et de dessins  souvent tous plus obscènes et vulgaires les uns que les autres !!!

 

Vang Vieng, la belle dépravée.

 

C’est une vraie surenchère et certains font des prouesses. Côté alcool, on découvre le concept de « bucket ». Les boissons sont servies dans des petits seaux en plastique avec plusieurs pailles. Ils ne manquent plus que les pelles et les râteaux à cette jeunesse délurée !!! Certains se roulent dans la boue tandis que d’autres gesticulent et sautillent en criant… Une « boîte de jour » à ciel ouvert.

 Ca y est, on y est : Vang Vieng la dépravée te voilà, ou comment, sous l’emprise de l’alcool, les corps se mélangent dans un sublime décor !!!

Puis c’est enfin l’heure tant attendue pour Marc de s’installer à la sono. Dès qu’il se met à chanter c’est l’euphorie. Ce gamin déchire derrière  un micro !!! Il a vraiment un truc et tout le monde dans le bar le ressent. L’ambiance monte d’un cran et la fête nous gagne aussi : on se met à déguiser Romain en bucket-man et on invente à Marc une vie de DJ-MC, reconnu en France, que l’on surnomme « Crazy Cram » !!!

 

Vang Vieng, la belle dépravée.

 

 Juju se bat même à la peinture avec Aïda. Rien ne va plus !!! Marc chante une petite heure et assure vraiment. Il ne passe que des sons qui déchirent et on kiffe à mort sa façon de chanter dessus. Déerrière un mic et des platines, on sent que notre petit frenchie est habité, il est à fond dans sa musique, comme s’il n’y avait rien d’autre autour…

 

Vang Vieng, la belle dépravée.

 

 Une fois son show finit, on laisse nos trois compères bien allumés et on rentre à notre bungalow, vieux que nous sommes, pour se reposer. Pour approfondir notre étude scientifique on ressort le soir dans le quartier animé de la ville en quête de « bars à friends », la série, une autre institution !!! Ici il y a à gogo de bars où tu peux t’affaler sur des canapés pour scotcher friends ou les simpsons, au choix. Quitte à faire une journée Vang –Viengoise, version australienne, au temps y aller jusqu’au bout !!! Et puis, on est des vieux fans de friends aussi !!! En arrivant aux bars, on croise les 3 loulous de retour de la rivière (on est vraiment connecté avec ces p’tits djeunes !!!), un peu fatigués. Ils rentrent se reposer de leur côté et nous, en bons trentenaires nostalgiques, on se cale dans un bar sur des banquettes, comme dans une image d’Epinal… On y squatte, on y mange et on se fait un peu le revival de nos années fac !!! On rentre se coucher en repensant à cette journée dévergondée et en croisant les doigts pour demain : on le veut ce bungalow !!!

J3 : On se lève dans l’expectative d’une réponse affirmative pour notre bungalow, tout excité, donc. On va à Maylyn guest house et là, on exulte : on a le bungalow aujourd’hui !!! Excellent.

 

Vang Vieng, la belle dépravée.

 

 On déjeune à notre autre guest house pour profiter de la rivière et on embarque les sacs à notre premier vrai bungalow cosy du voyage!!! On réalise que depuis le début de ce tour du monde, on a rarement eu un logement  (à l’exception de notre appart à Buenos Aires et de celui de Sydney) rien qu’à nous qui déchire. Après l’Amérique du Sud à trois, les campings de l’Ile de Pâques et de Nvelle Calédonie, l’hospitalité tahitienne et le mini-van NZ, voilà l’Asie et ses hébergements qui claquent !!! On adore !!! On y jette nos sacs et on en repart tout de même aussitôt pour aller explorer  les alentours de Vang Vieng et en particulier une de ses nombreuses grottes, le tout en scooter. On se lance sur une route-piste tape-cul pendant 30 min, le décor est toujours aussi sublime… Puis on roule sur un tout petit chemin en bord de canal et on traverse des villages typiques et authentiques. On arrive à la grotte, content de pouvoir s’y rafraîchir. Paradoxalement, cette grotte n’est pas «  climatisée » comme les autres !!! Il y fait chaud. Soso fait son aventurière du jour pour descendre l’échelle en bambou et on progresse seuls dans les entrailles de la terre.

 

Vang Vieng, la belle dépravée.

 

On a le sentiment d’être à nouveau des pionniers en spéléologie ; aucun aménagement n’est fait et on est les seuls. On s’aventure une bonne demi-heure puis on se pose pour profiter de l’expérience unique qu’offre les grottes : le noir total et le silence absolu !!!

 

Vang Vieng, la belle dépravée.

 

On y reste un moment puis on fait marche arrière. On ressort, on sautes sur le scoot et on reprend la direction de Vang Vieng pour pouvoir rendre le scoot avant 14 heures.

Au bout de quelques Kms, le scooter se met à vrombir d’un bruit caractéristique et problématique ; du genre VVVVVVVVVVRRRROOuummm, mm, mmeeeeeeeuuuu…. La panne sèche quoi !!! La jauge du scooter paraissait suspecte depuis le début, mais là c’est officiel, elle ne fonctionne pas, indiquant ¼ restant… On rebrousse chemin en poussant le scoot sur quelques centaines de mètres, jusqu’au village juste dépassé. Juju part en quête de fluide magique pendant que Soso attend dans un troquet. Ici personne ne parle anglais et le mîme est le seul moyen de communication… Au bout de 5 min, Juju revient bredouille, il n’y a pas d’essence ici ! En expliquant la situation à un monsieur du troquet, on hérite de son scooter pour aller à 2 kms d’ici, au premier revendeur d’essence. Trop gentil !!! Sauvés !!! Ou presque : le scoot n’est pas automatique et  Juju ne sait pas le conduire… Malin, le monsieur lui le met en seconde et c’est parti pour 2 kms en s’conde. Vraiment trop gentil ce laotien !!! Juju découvre le frein au pied et y va piano piano. Au bout de 5 min le voilà dans le bon village mais pas de station en vue. Juju essaye de repérer les garages mais toujours rien. En demandant, ou plutôt en gesticulant, à gauche, à droite, il finit par débusquer le dealer d’essence. Cela se passe dans une cabane branlante en bambou avec une vieille pompe et un groupe électrogène, bien roots le Laos. La dame lui donne du « rouge », comme on l’appelle. Juju repart avec sa bouteille (prêtée par le monsieur trop sympa) triomphant. Soso lui réserve son meilleur accueil !!! On renfloue le scoot’, on laisse du « rouge » au monsieur salvateur et on reprend la route.

On se réjouit de la rapidité du dépannage et on trace à Vang Vieng. On est encore dans les temps. Sur le bord de la route, on hallucine de retrouver encore une fois Marc et Aïda, en partance pour Vientiane. On les embrasse chaleureusement car on sait que nos routes se séparent ici. On est trop content de pouvoir les serrer une dernière fois. Bon vent les djeun’s et suerte !!! Cuando un amigo se va, algo se meure en el alma !!!… On est vraiment triste de savoir qu’on ne les recroisera pas, du moins de si tôt, on a vraiment partagé d’excellents moments avec eux…

On rend le scoot et le monsieur relève la ponctualité : 13h59 !!! Y’a des fois où c’est comme ça… On se juche sur une terrasse avec une nouvelle fois vue sur les montagnes et la Nam Song et on se régale d’un nouveau lap. On fait durer le plaisir de l’attente du bungalow et puis on craque. On s’y précipite et on se jette sur le lit. On se repose et vers l’heure du coucher de soleil, on se trouve un p’tiot faré avec un hamac. On se sent en phase avec le rythme et la luminosité d’Asie. On est bien… On immortalise le moment d’une salve monumentale de portraist de nous !!! On délire total… 

 

Vang Vieng, la belle dépravée.

 

On se rentre à la nuit, ravis. On profite de la chambre et on dîne à la guest-house. Une après-midi très calme et bien ressourçante. On se sent un peu comme chez nous ici…

 

J5 : Au programme : rien de spécial à part le coucher de soleil !!! A ne pas rater…  On déjeune à la guest-house et on retourne à la chambre. Juju blog et Soso s’occupe d’elle. Elle se ressent un peu femme… On déjeune encore à la guest-house car la cuisinière est hors pair et on sieste. On s’affaire encore un peu puis vers 17h, on sort pour se dénicher un bon spot de sunset. On longe la rive opposée et on contemple la Nam Song et sa vie paisible. C’est l’heure de la transhumance bufflière…

 

Vang Vieng, la belle dépravée.

 

   On traverse le pont et on se pose au premier bar venu, un peu perché, parfait !!! On est en avance sur notre rendez-vous avec le soleil. On se branche et on surfe en attendant tranquillement. On en prend plein les yeux et tout ébloui, Juju ressort pour chercher des tickets de bus.

  

Vang Vieng, la belle dépravée.

 

La galère, car aucun ATM ne semble enclin à cracher son venin… Au bout de 4, Juju rentre bredouille !!! Sans argent, impossible de payer des tickets… On repart ensemble, et après deux tentatives infructueuses Soso a la main chanceuse et tire le Jackpot !!! On est de nouveau « riche » !! On s’achète nos billets pour Vientiane et Paksé en même temps. On réfléchira plus tard à ce sacré bus de nuit Vientiane-Paksé… En tout cas, il est bel et bien acheté !!! Pour notre dernière soirée, on décide de se refaire un p’tit « friends » en mangeant un petit bout. On se marre bien, désolé !!! On est fan de longue date… Puis on retourne au bungalow pour finir en beauté notre soirée. On se couche avec un sentiment d’avoir réussi notre « trip »à Vang Vieng alors qu’on était venu un peu à reculons… A refaire avec des potes, le Laos, définitivement !!!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Vang Vieng, la belle dépravée.

 

Les 15, 16, 17, 18, 19 janvier 2 554

J1 : On se lève de très bonne heure, on fait les sacs et on déjeune vite fait. Un tuk-tuk nous attend pour nous amener à la station de bus, la classe !!! Au terminal de bus, on tombe sur le couple de français qui nous avait payé notre bus à Chiang Raï - en pleine course après le porte-monnaie-. On peut ainsi bien les remercier. Ce sont eux aussi des TDMondistes mais en sens inverse . On discute un peu puis on saute dans notre bus pour Vang Vieng. Eux partent pour Vientiane. Notre route est sublime en pleine montagne laotienne. On y découvre le Laos rural. Tout se passe au bord de la route, un peu comme avec la croisière le long du Mékong. 75kms avant Vang Vieng les paysages sont à couper le souffle !!!

 

 

Le bus nous arrête dans un boui-boui sur la route où l’on recroise le couple de français. Cela nous laisse le temps d’un repas pour échanger des tuyaux puis on repart vers notre destination tant redoutée… Qu’est-ce qui nous attend à Vang Vieng ??? Un autre Kuta ??? On en profite pour discuter avec un couple de réunionnais qui voyagent avec leurs deux fillettes. Ils sont sympas et cela occupe la dernière heure.  On arrive enfin à destination avec deux heures de retard. On monte dans le premier tuk-tuk en direction des bungalows de «Maylyn guesthouse» -prononcer « guéhaou » à la locale- que Juju a repéré, excentré de l’excentrique centre-ville !!! On traverse  la rivière sur un pont payant mais malheureusement l’adresse est complète. On se rabat sur une autre adresse avec d’autres bungalows sympas mais avec beaucoup moins de charme et beaucoup plus roots !!! On essayera d’avoir un bungalow chez Maylyn demain. On s’installe dans un bungalow roots perché, haut perché, au plancher mouvant.

 

 

Vers 18h on ressort pour dîner et on traverse un petit pont étroit en bambou, gratos celui-là, le paysage est sublime.

 

 

On atterrit dans un resto avec Wifi car notre bungalow ne reçoit pas. On se régale des plats mais un peu moins du service. Ici toute la famille travaille. Le père et la mère en cuisine et les enfants au service. Cela est assez dérangeant de commander à une fillette de 10 ans. On ne reviendra plus… On rentre se coucher au bungalow en se demandant où est la folle Vang Vieng dépravée. On n’a rien vu ce soir : ni jeunes déchirés, ni bars à friends… C’est une arrivée dans une ville comme les autres avec un paysage de fou furieux quand même. Soso a hâte de découvrir les paysages de pains de sucre mais elle a moins hâte de le faire en vélo…

J2 : On déjeune à notre hôtel et on part louer des vélos pour se rendre à la Tham Phu Kham Cave et à son Blue Lagoon. Le moment « temps » attendu du voyage par Juju arrive. Après avoir entraîné au vélo sa Soso à Sukhothaï, l’heure de vérité est arrivée : elle doit affronter les pistes défoncées du Laos. Migraine, soleil de plomb à midi et petite forme « mensuelle » sont aussi au rendez-vous de ce grand jour ; comme un fait exprès… Soso fait sa petite tête de sportive apeurée et enfourche courageusement son vélo. Les débuts sont hésitants et pour limiter la casse, Soso « désenfourche » la bécane assez fréquemment… On pâtit de la chaleur mais on évolue dans un cadre si somptueux que ce n’est pas du tout un moment désagréable. Soso gagne en confiance et le pari est relevé. 6 kms de piste cabossée plus tard, la récompense est là. La blue Lagoon est une rivière translucide ( oui plus que transparente…) d’un bleu turquoise pâle terrible.

 

 

 C’est aussi un squat plutôt calme de jeunes dépravés Vang Viengois, plutôt dans le genre « cure thermale » après grosse chouille !!! On se boit une beerlao à l’ombre d’un faré local, histoire de se rafraîchir et de se désaltérer un peu après la piste poussiéreuse en plein cagnard…

 

 

 

 

Le top !

Puis on grimpe jusqu’à la cave qui surplombe le spot. On est estomaqué par l’immensité et la beauté de cette grotte.

 

 

 Elle abrite un magnifique bouddha couché irradié par les rayons de soleil qui pénètrent à travers  une percée dans la roche…

On apprécie la fraîcheur du lieu et Soso fait chauffer le lumix pendant que Juju va explorer, en pionnier, les profondeurs obscures de la grotte…

 

 

 

 

Puis on redescend le chaos de pierres. La rivière s’est bien peuplée. On va déjeuner dans une bénévolo-organico-farm où l’on se régale des petits plats et d’une vue imprenable sur les pics karstiques…

 

 

Il se fait vite tard et la lumière commence à décliner. Soso « fonce » pendant que Juju fait des pauses photos dans le paysage rougeoyant…

 

 

Le retour est plus rapide que prévu car la route descend un peu et que la fraîcheur aide. On rend les vélos crevés mais ravis de cette escapade cycliste ! On ne peut s’empêcher de penser à Alex et Julie ainsi qu’à Ingrid et Luc qui ont fait leur tour d’Asie à vélo !

On file se doucher et on reprend notre petit pont de bambou pour la ville. On se choisit un ptit resto qui passe de la musique sympa et qui propose une carte locale à prix raisonnables. Le proprio nous force au chantage affectif à avaler un godet d’alcool local -le Laolao- qui nous arrache le gosier et les tripes puis on déguste encore une fois un lab – on pourra bientôt écrier un guide sur le sujet !!!-.

Et là, comme un mirage, Ô miracle, Qui apparaît de l’autre côté de la rue ? Et bien la grande chevauchée intrépide, alias Marc et Romain, les deux ptits frenchies de Luang Prabang. Soso ne peut s’empêcher de lâcher un « youyou » !!!! On est tellement content de les revoir, ils sont tellement chouettes ces jeunes ! On partage deux ou trois beerlao et on finit nos assiettes ensemble.

Un ptit laolao pour terminer et on grimpe tous les 4 sur la moto pour rejoindre Aïda à l’hôtel. Les laotiens qui circulent pourtant en famille sur les 2 roues sont estomaqués et nous regardent passer avec des yeux de merlans frits ! 4 occidentaux adultes bien portants pour une seule moto : c’est un record ! Une bonne tranche de rigolade dans les ruelles de Viang Vieng !

Tous ensemble on file sur l’île des bars pour terminer la soirée. A la sortie du pont en bambou, c’est Luna Park : des guirlandes lumineuses de toutes les couleurs qui clignotent à gogo ! Malgré tout L’endroit est plutôt vide mais on est rassemblés autour d’un feu de bois et on s’amuse bien. Il y a un bâton enflammé qui est disposé à une hauteur variable du sol. Nos trois frenchies se mettent au défi de passer en dessous puis en dessus à tour de rôle avec les australiens bourrés… On peut admirer la souplesse de Marc, l’ex gymnatse et Juju est embringué par les jeunes. Grâce à sa détente de ex-handballeur, il fait un saut de biche au-dessus des flammes , laissant sa Soso et toute la galerie admirative !

La soirée passe bien vite et il se fait déjà bien tard. Bien attaqués Juju et Romain inventent une nouvelle discipline sportive et « practicent » avec un laotien : il s’agit d’envoyer le plus haut possible un bidule volant lumineux et de le frapper avec un bâton : le baseball lumineux, quoi. Puis, raisonnablement, on file se coucher car demain nous attendent les autres grottes de Viang Vieng.

 

 

J3 : Lever tardif, un peu comme quand t’ étais jeune mais qu’en fait  t’es vieux : 10h !!! Le gars de MayLyn « guéhaou » passe pour nous dire que le bungalow n’est toujours pas libre. Un peu déçus, on se dit qu’on attendra demain pour voir et qu’on restera plus longtemps s’il faut pour l’avoir. On va déjeuner à notre Bungalow Paradise terrasse. On rentre se reposer de ce petit déj’ (c’est les vacances ici!!!) puis on part ensuite à la recherche d’un scooter pour les jours à venir. On tourne un peu et on décide de déjeuner d’abord en terrasse sur la rivière, face aux montagnes pour profiter de ce cadre exceptionnel dont on ne se lasse pas.

On part vers 14h en direction du célébrissime Tubing de Vang Vieng. Pour les non-initiés, cela serait comme prendre des centaines de jeunes, américains et australiens en majorités, de les lâcher dans une rivière avec des grosses chambres à air, de les excité par de l’alcool à Gogo, (même gratuitement !!!), de leur balancer de la musique à chier et de leur suspendre des cordes pour qu’ils jouent à Tarzan, homme fort !!!

 

Vous allez vous dire : qu’est-ce que les globerevolutionnaires vont faire là-bas ? Et bien, en fait  on a été faire une étude anthropologique !!! Une étude scientifique et rigoureuse sur l’ « Homo Occidentalus Cretinus ».

 

Et aussi et surtout on est venu pour écouter Marc chanter sur une scène, derrière des platines et non plus accompagné de sa guitare. On avoue, on est un peu fan de Marc !!! On est d’autant plus ravi qu’il y aura  bien sûr ces premières groupies, Romain et Aïda. On suit en scooter un tuk-tuk blindé de jeunes peinturlurés pour trouver le départ du tubing. A notre arrivée, Romain se gare juste à côté de nous. Quel timing !!! Il se propose de nous faire « guide » dans ce zoo humain endiablé. Le cadre est magnifique et les bars au bord de l’eau plutôt réussis. On s’attendait au pire, à voir une rivière défigurée et enlaidie. Toutes ces couleurs et ces bars en bambou ne jurent pas du tout.

 

Ce qui jure, c’est plutôt la musique de merde genre Lady Gaga et cie et l’attitude de l’Homo Occidentalus Cretinus peu soucieux des mœurs locales On traverse plusieurs bars avant d’atteindre le Family bar où nous attendent Aïda et Marc. A chaque bar, les mêmes rituels : un « shoot » de vodka gratuit et un petit bracelet que des blondasses en maillots de bains trémoussant leur popotin   t’attachent au bras pour bien montrer que t’es des leurs !!! On attend que Marc prenne le pouvoir musical en buvant quelques Beerlao, sagement au milieu  des corps tagués au marqueur, de mots et de dessins  souvent tous plus obscènes et vulgaires les uns que les autres !!! C’est une vraie surenchère et certains font des prouesses. Côté alcool, on découvre le concept de « bucket ». Les boissons sont servies dans des petits seaux en plastique avec plusieurs pailles. Ils ne manquent plus que les pelles et les râteaux à cette jeunesse délurée !!! Certains se roulent dans la boue tandis que d’autres gesticulent et sautillent en criant… Une « boîte de jour » à ciel ouvert.

 Ca y est, on y est : Vang Vieng la dépravée te voilà, ou comment, sous l’emprise de l’alcool, les corps se mélangent dans un sublime décor !!!

Puis c’est enfin l’heure tant attendue pour Marc de s’installer à la sono. Dès qu’il se met à chanter c’est l’euphorie. Ce gamin déchire derrière  un micro !!! Il a vraiment un truc et tout le monde dans le bar le ressent. L’ambiance monte d’un cran et la fête nous gagne aussi : on se met à déguiser Romain en bucket-man et on invente à Marc une vie de DJ-MC, reconnu en France, que l’on surnomme « Crazy Cram » !!!

 

 Juju se bat même à la peinture avec Aïda. Rien ne va plus !!! Marc chante une petite heure et assure vraiment. Il ne passe que des sons qui déchirent et on kiffe à mort sa façon de chanter dessus. Déerrière un mic et des platines, on sent que notre petit frenchie est habité, il est à fond dans sa musique, comme s’il n’y avait rien d’autre autour…

 

 Une fois son show finit, on laisse nos trois compères bien allumés et on rentre à notre bungalow, vieux que nous sommes, pour se reposer. Pour approfondir notre étude scientifique on ressort le soir dans le quartier animé de la ville en quête de « bars à friends », la série, une autre institution !!! Ici il y a à gogo de bars où tu peux t’affaler sur des canapés pour scotcher friends ou les simpsons, au choix. Quitte à faire une journée Vang –Viengoise, version australienne, au temps y aller jusqu’au bout !!! Et puis, on est des vieux fans de friends aussi !!! En arrivant aux bars, on croise les 3 loulous de retour de la rivière (on est vraiment connecté avec ces p’tits djeunes !!!), un peu fatigués. Ils rentrent se reposer de leur côté et nous, en bons trentenaires nostalgiques, on se cale dans un bar sur des banquettes, comme dans une image d’Epinal… On y squatte, on y mange et on se fait un peu le revival de nos années fac !!! On rentre se coucher en repensant à cette journée dévergondée et en croisant les doigts pour demain : on le veut ce bungalow !!!

J3 : On se lève dans l’expectative d’une réponse affirmative pour notre bungalow, tout excité, donc. On va à Maylyn guest house et là, on exulte : on a le bungalow aujourd’hui !!! Excellent.

 

 

 On déjeune à notre autre guest house pour profiter de la rivière et on embarque les sacs à notre premier vrai bungalow cosy du voyage!!! On réalise que depuis le début de ce tour du monde, on a rarement eu un logement  (à l’exception de notre appart à Buenos Aires et de celui de Sydney) rien qu’à nous qui déchire. Après l’Amérique du Sud à trois, les campings de l’Ile de Pâques et de Nvelle Calédonie, l’hospitalité tahitienne et le mini-van NZ, voilà l’Asie et ses hébergements qui claquent !!! On adore !!! On y jette nos sacs et on en repart tout de même aussitôt pour aller explorer  les alentours de Vang Vieng et en particulier une de ses nombreuses grottes, le tout en scooter. On se lance sur une route-piste tape-cul pendant 30 min, le décor est toujours aussi sublime… Puis on roule sur un tout petit chemin en bord de canal et on traverse des villages typiques et authentiques. On arrive à la grotte, content de pouvoir s’y rafraîchir. Paradoxalement, cette grotte n’est pas «  climatisée » comme les autres !!! Il y fait chaud. Soso fait son aventurière du jour pour descendre l’échelle en bambou et on progresse seuls dans les entrailles de la terre.

 

On a le sentiment d’être à nouveau des pionniers en spéléologie ; aucun aménagement n’est fait et on est les seuls. On s’aventure une bonne demi-heure puis on se pose pour profiter de l’expérience unique qu’offre les grottes : le noir total et le silence absolu !!!

 

 

On y reste un moment puis on fait marche arrière. On ressort, on sautes sur le scoot et on reprend la direction de Vang Vieng pour pouvoir rendre le scoot avant 14 heures.

Au bout de quelques Kms, le scooter se met à vrombir d’un bruit caractéristique et problématique ; du genre VVVVVVVVVVRRRROOuummm, mm, mmeeeeeeeuuuu…. La panne sèche quoi !!! La jauge du scooter paraissait suspecte depuis le début, mais là c’est officiel, elle ne fonctionne pas, indiquant ¼ restant… On rebrousse chemin en poussant le scoot sur quelques centaines de mètres, jusqu’au village juste dépassé. Juju part en quête de fluide magique pendant que Soso attend dans un troquet. Ici personne ne parle anglais et le mîme est le seul moyen de communication… Au bout de 5 min, Juju revient bredouille, il n’y a pas d’essence ici ! En expliquant la situation à un monsieur du troquet, on hérite de son scooter pour aller à 2 kms d’ici, au premier revendeur d’essence. Trop gentil !!! Sauvés !!! Ou presque : le scoot n’est pas automatique et  Juju ne sait pas le conduire… Malin, le monsieur lui le met en seconde et c’est parti pour 2 kms en s’conde. Vraiment trop gentil ce laotien !!! Juju découvre le frein au pied et y va piano piano. Au bout de 5 min le voilà dans le bon village mais pas de station en vue. Juju essaye de repérer les garages mais toujours rien. En demandant, ou plutôt en gesticulant, à gauche, à droite, il finit par débusquer le dealer d’essence. Cela se passe dans une cabane branlante en bambou avec une vieille pompe et un groupe électrogène, bien roots le Laos. La dame lui donne du « rouge », comme on l’appelle. Juju repart avec sa bouteille (prêtée par le monsieur trop sympa) triomphant. Soso lui réserve son meilleur accueil !!! On renfloue le scoot’, on laisse du « rouge » au monsieur salvateur et on reprend la route.

On se réjouit de la rapidité du dépannage et on trace à Vang Vieng. On est encore dans les temps. Sur le bord de la route, on hallucine de retrouver encore une fois Marc et Aïda, en partance pour Vientiane. On les embrasse chaleureusement car on sait que nos routes se séparent ici. On est trop content de pouvoir les serrer une dernière fois. Bon vent les djeun’s et suerte !!! Cuando un amigo se va, algo se meure en el alma !!!… On est vraiment triste de savoir qu’on ne les recroisera pas, du moins de si tôt, on a vraiment partagé d’excellents moments avec eux…

On rend le scoot et le monsieur relève la ponctualité : 13h59 !!! Y’a des fois où c’est comme ça… On se juche sur une terrasse avec une nouvelle fois vue sur les montagnes et la Nam Song et on se régale d’un nouveau lap. On fait durer le plaisir de l’attente du bungalow et puis on craque. On s’y précipite et on se jette sur le lit. On se repose et vers l’heure du coucher de soleil, on se trouve un p’tiot faré avec un hamac. On se sent en phase avec le rythme et la luminosité d’Asie. On est bien… On immortalise le moment d’une salve monumentale de portraist de nous !!! On délire total… 

 

On se rentre à la nuit, ravis. On profite de la chambre et on dîne à la guest-house. Une après-midi très calme et bien ressourçante. On se sent un peu comme chez nous ici…

 

J5 : Au programme : rien de spécial à part le coucher de soleil !!! A ne pas rater…  On déjeune à la guest-house et on retourne à la chambre. Juju blog et Soso s’occupe d’elle. Elle se ressent un peu femme… On déjeune encore à la guest-house car la cuisinière est hors pair et on sieste. On s’affaire encore un peu puis vers 17h, on sort pour se dénicher un bon spot de sunset. On longe la rive opposée et on contemple la Nam Song et sa vie paisible. C’est l’heure de la transhumance bufflière…

 

 

   On traverse le pont et on se pose au premier bar venu, un peu perché, parfait !!! On est en avance sur notre rendez-vous avec le soleil. On se branche et on surfe en attendant tranquillement. On en prend plein les yeux et tout ébloui, Juju ressort pour chercher des tickets de bus.

 

 

La galère, car aucun ATM ne semble enclin à cracher son venin… Au bout de 4, Juju rentre bredouille !!! Sans argent, impossible de payer des tickets… On repart ensemble, et après deux tentatives infructueuses Soso a la main chanceuse et tire le Jackpot !!! On est de nouveau « riche » !! On s’achète nos billets pour Vientiane et Paksé en même temps. On réfléchira plus tard à ce sacré bus de nuit Vientiane-Paksé… En tout cas, il est bel et bien acheté !!! Pour notre dernière soirée, on décide de se refaire un p’tit « friends » en mangeant un petit bout. On se marre bien, désolé !!! On est fan de longue date… Puis on retourne au bungalow pour finir en beauté notre soirée. On se couche avec un sentiment d’avoir réussi notre « trip »à Vang Vieng alors qu’on était venu un peu à reculons… A refaire avec des potes, le Laos, définitivement !!!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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P
Les photos des rives du Mekong nous rappellent de beaux souvenirs,le site de Champasak nous a aussi vutranspirants pour le gravir mais la recompenseest au bout,le drapeau communiste offert a Julien a ete achete au pied de l arc de triomphe de Ventiane...nous revoyageons avec vous  !!!bisous 
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