Le 16,17 et 18 août 2011
Réveil plus que matinal et taxi très ponctuel pour l’aéroport de El Alto, La Paz.
A 5h00 c’est déjà la cohue, Soso se traîne avec sa tourista, à l’affut d’un carré de sucre pour avaler ses sacro-saintes huiles essentielles désinfectantes de tea-tree et menthe poivrée…
Passage du contrôle bagages, on frôle la catastrophe : dans la précipitation de la veille et le manque de vigilance lié à la fatigue, tout un tas de matos coupant est resté dans le sac. On donne un coup d’œil alarmé au bac des objets coupants confisqués , il y en a une collection impressionnante , la machine bip et on nous demande de vider nos sacs contenant : coupe-ongles, ciseaux, ptit couteau suisse et notre vitorinox multi-pass qui nous a coûté un bras…. L’angoisse !!!!!
Heureusement ils sont drôlement plus sympa que les chinois et acceptent que Juju fasse demi-tour pour essayer de faire garder notre précieux couteau suisse dans une boutique. OUF ! On a eu chaud !
On marche dans la nuit sur l’aérodrome jusqu’au ptit « coucou » 12 places qui nous attend et à notre grande surprise , pas trop de secousses, pas de vomito à déplorer, même pour la contaminée. On frôle les montagnes enneigées et, dans le soleil levant, le paysage est magnifique à travers les vitres crasseuses…
Depuis l’avion, on découvre une nouvelle végétation et la température glaciale de l’Altiplano a bien changé !!! Atterrissage exotique au petit matin , on est accueilli par un concert de ricanements, cris et gazouillis, on voit et on entend la jungle luxuriante. Quel contraste radical !!!! Comme si on avait changé de pays…. C’est magique !
Petit dej continental ( jus de fruits, tartines et boisson chaude ) dans un bouiboui local de Rurrenabaque et c’est parti avec deux couples de jeunes allemands pas très fairplay pour 3h00 de piste à respirer une sacrée quantité de poussière…On découvre la jubilation des pistes boliviennes dans un 4X4 dépourvus d’amortisseurs, les 30 premières minutes c’est rigolo, ensuite c’est plutôt casse-cul ! Stop pour l’almuerzo, tout le monde descend les cheveux blonds de poussière! Soso se gave de riz et betteraves rouges pour caler l’espèce d’alien qui tente de la bouffer de l’intérieur…
Puis nous voilà partis pour une magi-fique descente en pirogue de la rivière Yacuma à la découverte de la faune du parc Madidi. Impossible de lâcher l’appareil photos, cette rivière regorge de vie.
On mitraille alligators et caïmans, tortues, serpents, dauphins roses d’eau douce capibarras ( sortes de très gros ragondins locaux ), hérons, cormorans, grues, cereres ( sortes de poules d’eau à crête orange et au cri flippant )…
Un vrai bonheur… Notre guide, Erlan ( Air Lan ?... ), est un amour… Les 3h00 sont très vite passées malgré un soleil de plomb et quelques coups de soleil. On ne se lasse pas de mirer ( ou de se faire mirer par) les animaux au bord de l’eau.. On s’installe dans notre « lodge à la bolivienne » et repartons aussi sec pour assister au coucher de soleil ( observez l'étrange phénomène du rayon bleu, bizarre bizarre !!! ) depuis le Mirador en sirotant une Pacena.
Sur la rivière du retour, on observe les yeux luisants des alligators dans la nuit… Effrayant et captivant. On dîne et l’ambiance franco-allemande se détend… Une bonne nuit de sommeil nous attend sous nos moustiquaires, en écoutant les bruits de la nature
Le lendemain au programme : chasse à l’anaconda et pêche aux piranhas.
Pour l’anaconda : nada, 4h00 de marche en bottes caoutchouc ( 10 fois trop petites pour Juju ) à travers marais et herbes hautes sous un soleil de plomb mais aucune trace du géant…sniif…
Cependant, Erlan , toujours aussi dévoué à ses groupes de touristes, nous réveille de la sieste couvert de boue pour nous montrer, pas peu fier, un magnifique Boa qu’il est allé chercher pour nous faire plaisir au vu de notre déception.
La pêche aux piranhas, quant à elle, s’avère fructueuse : 11 spécimens à nous 8 dont 3 péchés par JP ! On a même droit à les déguster en friture pour le dîner, pas mauvais…
Soso qui pissait rouge depuis la veille et commençait à s’inquiéter est rassurée car les allemands font le lien avec la betterave rouge … fallait y penser…
C’est donc le cœur léger et plein de bons souvenirs que nous allons admirer notre dernier coucher de soleil accompagnés d’une cerveza bien fraîche et guetter à la lampe torche l’œil luisant des crocos en tout genre à fleur d’eau. On passera sous silence les hordes de moustiques en transe qui ne nous laissent pas une minute de répit.
Pour le dernier jour, réveil matinal pour aller nager avec les dauphins et voir des singes.
Juju est le seul courageux du groupe à se jeter à l’eau pour partager une baignade avec une famille de dauphins roses dans l’eau maronnasse sous le regard malveillant des alligators. En effet ils sont bien là, à 10 m de la barque, mais il paraît que les dauphins les repoussent grâce à leur sonar…
20 min de jeu avec les dauphins et Erlan puis nous découvrons des petits singes trop mimis : les chichilos, avec leur pelage jaune et leur agilité, on est sous le charme…
On repasse par la case « case », prenons notre dernier repas toujours aussi délicieux et récupérons les sacs. Direction Santa Rosa en pirogue et Rurre en 4X4. La poussière est toujours au rdv. Arrivée à l’aéroport en avance mais sans les chaussures de Juju et avec JP en piteux état sur la cuvette, chacun son tour.
Heureusement, Air Lan nous ramène triomphalement les si précieuses godasses et JP, à coup de Coca Cola, reprend ses esprits. On décolle finalement vers La Paz prêts à affronter le froid et l’altitude !!! On a vraiment kiffé notre parenthèse amazonienne imprévue. Bien joué Iris et Clara !!!