Les 23, 24, 25, 26 et 27 octobre 2011
Premier jour:
Ce matin, Agathe nous réveille 30 min avant le départ, c’est hyper speed pour faire les sacs de notre virée dans les îles sous le vent et déjeuner !!!!! Agathe stresse un bon coup mais ça passe , on arrive à temps au ptit aeroport de Moorea. Mais là, c’est le drame ! Pas de carte bancaire ! On se refait le film et impossible de se souvenir où elle pourrait être… aïe aïe aïe… Heureusement, on a des euros en liquide qu’on essaiera de changer. Agathe et les enfants nous disent au revoir sur le tarmac, on a déjà hâte de les retrouver… On s’envole dans un ptit coucou direction Tahiti et l’on survole brièvement Moorea qui baigne dans son superbe lagon et dont les sommets se découpent dans le ciel, superbe.
Arrivée sans encombre à Faaa où l’on transfert nos sacs pour le vol suivant. On petit déjeune dans le snack, servis par une dame aimable comme une métropolitaine. On réalise que c’est dimanche et qu’on ne trouvera pas de banque ouverte pour changer nos euros. En plus, Maupiti la mini ne jouit pas de banque…. On verra bien, on va laisser couler à la polynésienne. On fait un peu de blog et on erre jusqu’à midi, le temps d’avaler un sandwich et hop, on saute dans le deuxième avion du jour : direction Maupiti avec survol de Huaine et escale à Raiatea (deux futures destinations…).
On guette par les hublots pour quelques clichés aériens , on en prend plein les yeux : ces îles sont de vrais petits bijoux !
On attend la dernière escale à Bora et on découvre son relief et son lagon sublime : atterrissage, tout le monde descend…. Sauf…..nous…. Le stewart vient finalement nous dire que nous sommes à Maupiti et non à Bora. On y comprend rien mais ce n’est pas surprenant qu’on se soit mépris : Maupiti est surnommée la petite Bora , une petite perle parmi les perles. A notre arrivée, on est d’abord enchantés par le paysage sublime, l’aéroport prend encrage sur un motu et flotte sur le lagon …
Tout de suite on reconnaît nos hôtes : Aster et Edith, qui nous passent au cou deux somptueux et enivrants colliers de Tiaré. Ce sont d’anciens camarades de tennis de Jojo et d’Agath’. On les suit jusqu’à leur ptit bateau en bois à moteur et on embarque pour la traversée Motu-« terre ferme » de Maupiti.
C’est beau à en perdre la tête, ce lagon est d’un bleu turquoise clair et limpide, limpide… on file au milieu des raies… on adore cette arrivée !!! Inoubliable… On gare le bateau avec un système local de poteaux et de poulies qui permet de le suspendre au-dessus de l’eau et d’éviter la formation d’algues sur la coque, ingénieux.
On arrive à l’école de l’île où Aster et Edith vivent dans un logement de fonction en bord de lagon, surplombés par les montagnes et on s’installe dans notre chambre aux tissus fleuris-flashis. Alors nos deux maupiti nous embarquent dans leur pick-up pour un tour commenté de l’île : arrêt sur une plage paradisiaque, visite à la maison de la maman d’Aster pour cueillir pamplemousses et déguster une eau de coco –un régal- puis visite de la maison d’Aster et Edith sur la côte est et enfin passage chez les parents d’Edith pour récupérer des bananes et prendre un cours sur l’ « épluchage » de coco avec un pieux planté dans le sol. Puis on retourne à l’école pour préparer un festin. On bavarde recettes locales avec Edith et éducation avec Aster qui est maître spé et directeur de l’école de Maupiti. Après la prière, on déguste un sublime Mahé-Mahé sauce barbecue façon Edith (sauces soja et huîtres , citron confit au sel, sucre, ail) cuit sur le feu par Aster avec un gratin de bananes Fehi ( petites bananes à cuire à la chair jaune fluo sucrée) … Un régal !!!! On papote encore un peu puis on file au dodo, la journée a été longue et bien remplie.
Jour 2 :
On se réveille tranquillement après une bonne nuit de repos et un petit dej de rois nous attend face au lagon. Ce matin, au programme, visite des cultures locales avec Edith et son papa. On apprend comment pousse et comment recolter patates douces et manioc , on admire les plantations de bananiers, ananas, les multiples variétés de manguiers, d’arbres à pain… Puis direction la maison du frère d’Edith. Là on écoute son beau-frère et ses sœurs chanter sur des airs de ukulélé. Soso apprend la mélodie de « BoraBora » et tente de reproduire la rythmique…compliquée…
Retour à la maison pour préparer le déjeuner : beignets de manioc avec du poulet sauté à la chinoise…
Après la sieste, on file en barque avec Aster direction la barrière de corail pour un petit snorkelling et une pêche aux mérous.
Juju apprend à pêcher le bénitier au tournevis et le déguste avec un ptit jus de citron, les pieds dans l’eau , la classe. Au coucher de soleil, Aster nous dirige vers un « mini-motu » où il nettoie les poissons à l’eau de mer et où l’on apprécie les derniers rayons de la journée.
Jour 3 :
Repos et internet le matin, courses en fin de matinée. Heureusement, grâce à la notoriété d’Aster qui en plus de sa casquette de directeur de l’école est également conseiller municipal, la poste locale fait une entrave au règlement et accepte de nous échanger nos euros. On ramène quelques hinanos à la maison que l’on partage avec Aster. On se prend une bonne sieste l’aprem puis après le boulot d’Aster on file au motu.
Edith s’active pour faire place nette après le dernier cyclone qui a fait beaucoup de dégâts. Aster nous fait goûter la coco germée, le cœur de coco et il nous apprend à tresser les paniers avec les palmes de coco. Il nous initie aussi au barbecue tahitien sur corail.
On papote et on prend quelques cours de danse tahitienne avec Edith. Puis on raccompagne nos hôtes à leur barque, quelques clichés du coucher de soleil et on file faire du feu car la nuit tombe vite.
Juju met le feu aux palmes qu’Edith a ramassées et on bénéficie d’une flambée extra ! Soso installe le couchage pour la nuit devant la maison à la belle étoile, face au feu. On dîne un peu de coco, quelques biscuits et quelques bananes arrosés d’hinano et on s’endort sous le balais des étoiles filantes, comme dans un rêve…
Jour 4 :
Réveillés par les premiers rayons du soleil, on déjeune et on file se balader. On s‘échoue sur une plage de rêve, sorte d’immense piscine naturelle d’un bleu turquoise clair translucide indescriptible.
On se prélasse dans cette eau chaude en admirant Maupiti et on barbote avec nos masques et tubas à l’affut des poissons clowns et des poissons-papillons. Il est vite 12h00 et on commence à cramer.
On retourne à la maison tant bien que mal sous un soleil de plomb et on guette Aster et Edith. On est heureux de les retrouver, d’autant qu’ils ramènent un déjeuner de rêve sur le motu. Les gars préparent un feu pour faire griller les carangues à la marinade d’Edith et les filles tressent la vaisselle jetable écolo façon tahitienne en coco.
Après une hinano bien fraîche accompagnée de beignets de manioc, on déguste le poisson du jour : un enchantement pour les papilles, ce poisson est d’une finesse incomparable. On ne revient pas de ce pique-nique 3 étoiles. Cela n’empêche pas Soso de se taper une migraine carabinée à cause du soleil du matin. On fait donc une tite sieste pendant qu’Edith et Aster se font une session chant-ukulélé d’enfer. On rentre tranquillement sur l’île en milieu d’aprem pour assister à l’évènement local : la fête éco-citoyenne d’initiation au tri des déchets sur l’île. Le marathon-danse a commencé. Cela va durer une dizaine d’heures non-stop !!!! De sacrés déhanchés aux rythmes des percussions et des ukulélés. Retour à la maison pour une bonne douche et pour notre dernier dîner sur Maupiti.
Jour 4 :
Ce matin, on a décidé de grimper au sommet des 3 cocotiers pour avoir un point de vue d’ensemble sur l’île et sur le lagon. Heureusement, Edith décide de nous accompagner vu la difficulté à trouver le sentier. En effet, il faut connaître pour ne pas se perdre dans cette forêt touffue. Ça monte raide et le chemin, couvert de feuilles, est particulièrement glissant. On est en claquettes car on a oublié nos chaussures à Moorea. C’est galère de suivre la chèvre d’Edith… Là-haut, on est bien récompensé : la vue est magnifique, on mitraille, une fois de plus.
La descente est plus rapide et on file chez les parents d’Edith une dernière fois, on est attendu pour assister à la préparation du fruit à pain dans le feu de bois. Une fois cuit, on le fait sortir de de son écorce et on le frappe avec un bâton pour en ramollir la chair. Pour l’accompagner, on presse la pulpe de coco pour en extraire le lait, on ajoute du sucre et on met une des pierres volcaniques du feu dedans pour faire bouillir et caraméliser. On en a l’eau à la bouche…
On est enchanté de partager ces moments uniques avec les parents d’Edith. Puis on va déguster ce met typique avec du corned beef sauté à la poële avec des oignons : délicieux.
On prépare nos sacs, on les jette dans la benne du truck et on file avec nos hôtes maupiti jusqu’au Marae pour une visite guidée par Aster avant de se diriger vers l’embarcadère.
Sur la route on fait halte chez la sœur d’Edith, on est ému aux larmes car, à notre plus grande surprise, on se voit décorés de superbes colliers de tiaré de ministres.
Puis c’est l’heure du départ, le Maupiti express est là, on charge les sacs et on embrasse chaudement Aster et Edith. On ne sait pas comment remercier des hôtes aussi hospitaliers et simples. Ces gens sont extraordinaires… On les quitte le cœur lourd, la larme à l’œil et avec la main qui s’agite… Mais très vite on a le regard tourné vers Bora-Bora, la perle du pacifique, notre prochaine destination…