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Diego Suarez la décrépie dans une Mer d'Emeraude

 

Diego Suarez la décrépie dans une Mer d'Emeraude

 

Les 17, 18 et  19, juin 2012  

J1 : Réveil avec le soleil, c'est à dire trop tôt! C'est fatigant mais c'est joli... On boucle les sacs, on règle l'addition mais on ne voit pas Gilles ! Dommage et bon voyage à lui en France! 

Eric est ponctuel et nous carge comme des passagers en trop. On déborde sur les bords de la pirogue... Au bout d'un moment, Soso investit l'espace entre les bancs et s'allonge pénarde pour un p'tit somme... 

Après une heure de traversée on débarque loin de la terre ferme et on trempouille les pieds dans l'eau du port bien crado, crado...Mada  n'est pas tout à fait prête pour le tourisme de luxe !!! 

 

On est présentés à un type par Eric et on est repris en charge. Oui, en revanche, on est toujours escortés à Mada ! On paye notre transport jusqu' à Diego direct et on attend le prochain bateau rapide pour Ankify, lieu de connection avec Jimmy le taxi-brousse !

 

Diego Suarez la décrépie dans une Mer d'Emeraude

 

Et là on assiste à un débarquement surréaliste : arrive un bateau avec un mini bus rempli à ras bord de bordel. Le bateau ouvre sa coque. On voit alors plusieurs dizaines de chèvres sortir une à unes, cachés sous le mini bus, "enchevétrées" les unes dans les autres dans un état de stress dément, ça chie et pisse à tout va, glisse dans ses excréments, autant dire que le débarcadère est dans un état infame... 

 

Et puis le mini bus sort, et là, on découvre une tribu de zébus au grand complet, quichés dans le fond du bateau, plusieurs dizaines dans un espcace minuscule. La trans-humance maritime des chèvres et des zébus quoi ! Incroyable ! 

 

On monte dans notre speed boat une fois la place libre. Traversée rapide et débarquement sur la Terre ferme de Mada. Première fois qu'on foule la Grande Terre ! On arrive dans une ville parking bourdonnante. 

 

On est à nouveau tout de suite pris en charge par Jimmy et son Mercedes rouge.

 

Diego Suarez la décrépie dans une Mer d'Emeraude

 

On installe les sacs, on fait un tour pour trouver de quoi petit déjeuner et déjeuner - pas facile facile à moins de se gaver de poissons séché pas ragoutant - et on attend, on attend attend le départ qui n'arrive jamais. Soso tente désesperément de trouver des toilettes...Sa recherche aboutit enfin et, moyennant finance, elle expérimente pour la première fois les chiottes à la Slumdog Millionnaire: une cabane haut perchée avec un grand trou dans le plancher... et les odeurs...

Elle retrouve son Juju et c'est reparti pour une longue attente...On observe la vie de ce port hors du commun dégoulinants de sueur dans notre camion attendant on ne sait quoi...  

Un déménagement arrive par bateau et se retrouve sur le toit du le mini bus. On est surchargé, le camion baisse de niveau !!! Et puis bien deux heures plus tard c 'est bon: vers 11onzes heures, le van est ficellé ! 

 

Diego Suarez la décrépie dans une Mer d'Emeraude

 

Et là plein de gens se rapprochent du mini bus vide. On comprend vite qu'on va tous s'entasser !!! Après 10 min, on se voit donc à 5 sur une banquette de quatre avec Soso qui a un ado sur la moitié de la cuisse, c'est chaud. En tout on est 4 de trop dans le van. Extrême avec le chargement du toit!!! On y est dans le TAXIBROUSSE malgache qui n' a rien a envier  au bus birman !!!  On roule plutôt bien pendant les 3 premières heures, c'est à dire à 50 environ. On s'arrête faire un pause carburant express à Anbilobe, où l'on se régale de pain vache qui rit et mini samosas... On découvre aussi les plus étranges chiottes du voyages: 4 bout de tôle debout autour d'une dalle plate en ciment et rien d'autre... Pas de trou, rien que du plat !!! Et pas d'eau non plus. Les chiottes séches de chez sèches !!! 

 

Après Anbilobe le trajet devient nettement plus difficile et on roule bien pendant 3h à une  moyenne de 20 à l'heure mais surtout avec des nids de poules passés à 5 max car on est trop CHARGES !!! Aussi doucement: on a jamais connu... La route est cependant très belle et on peut prendre le temps d'apprécier le paysage.... Et puis le soleil décline ! On arrivera avec 3h de retard et avec la nuit à Diégo! 

 

Diego Suarez la décrépie dans une Mer d'Emeraude

 

Une 4L jaune plus tard, nous voilà déjà devant l'hôtel de la Baie de Diego. Rémi nous accueille et on lui prend une chambre en bas. En fait, on occupe tout le bas car on est les seuls. La classe. La vue sera pour demain... On se connecte-pirate et on décide de dîner à l'hôtel. Poisson coco, Raftoutou et banane flambée. On se reconnecte aprè le repas car le mouvment n'est pas encore fini ! Notre copine Sév' assure et se bat à l'autre bout de la planète pour glaner quelques infos précieuses. Et puis on s'endort bercés par le bruit des vagues...

J2 : Wahouuuuuuuuh ! En ouvrant les yeux ce matin on découvre le spectacle de cette fameuse baie de Diego ! Elle a l'air close sur elle même, trop bizarre. On monte prendre le petit déj chez Rémi en terrasse. Parfait !! Puis on se reconnecte pour ce fichu mouvement qui nous colle un peu trop en ce moment.. 

 

Diego Suarez la décrépie dans une Mer d'Emeraude

 

On décide de sortir s'aérer vers 11h en attendant d'autres infos sur les postes lozériens. On passse devant le vieux kiosque à musique, l'hôtel de la marine ou plutôt ce qu'il en reste. On remonte ensuite la rue Colbert aux colorées facades coloniales décrépies.

On casse la croute à la Gourmandise sous une pergola sympa. 

 

Juju se délecte d'un filet de zébu au poivre vert tandis que Soso opte pour un poisson coco. Bien repus, on se ballade jusqu'au marché central.

 

 Un Mada un peu plus authentique et parfumé nous attend. 

 

Diego Suarez la décrépie dans une Mer d'Emeraude

 

On tourne au milieu des poissons séchés, fèves et autres légumes. 

 

On achète deux trois babioles dont un tee-shirt souvenir pour Juju, on mange une bonne glace et passe acheter de quoi prendre le petit déjeuner.

 

Et puis on redescend la rue Colbert et on fait une très courte pause à notre hôtel. Vers 17h on ressort sur la place Joffre, promontoire de choix pour un beau coucher de soleil, à deux pas de la maison ! En route on réalise que le resto que l'on convoitait pour ce soir est fermé. La tuile ! 

La place regorge de Wasah et de locaux mais aucun mélange, chacun reste à sa place... Cela reste encore un haut lieu de rendez-vous. 

 

Diego Suarez la décrépie dans une Mer d'Emeraude

 

Le show fini, on rentre à l'hôtel et Soso se reconnecte. Juvet, un contact local de Tonton Gilles passe nous voir pour organiser notre sortie de demain sur la mer d'Emeraude. C'est tout bon à part la marée... On doit partir avant 5h30 du mat'... Mada c'est pas le pays de la grasse mat' ! 

 

On sort retirer du liquide avec Juvet pour des raisons de sécurité, les attaques au couteau sont monnaie courante ces derniers temps et pas d'électricité dans les rues ce soir par dessus le marché... Comme il n'y aura rien pour le faire après à Ramena, pas le choix: on accepte notre escorte.

 

 De retour, on se fait notre dîner pique-nique avec ce qu'on trouve dans nos sacs, soit pas grand chose. Sardine en boîte, deux maigres "vache kiri" restantes du repas du midi... Pas top mais ça fait quelques économies.

 

Puis  Soso finit son mouvement avec toujours notre copine Sév, un amour. Juju s'affaire un peu autour des sacs et ce n'est que vers 23h que l'on se couche. Le réveil à 5h du mat' va être costaud...

 

Diego Suarez la décrépie dans une Mer d'Emeraude

 

J3 : Il fait noir ! Les yeux dans le vague, on zip les sacs. Soso n'a pas fermé l'oeil, c'est très dur. 

 

Juvet est à l'heure et vient nous aider à descendre notre barda et l'installer dans son bateau. Deux autres matelots nous accompagneront aujourd'hui. La lumière du soleil perce à peine et on navigue doucement dans la baie de Diego, c'est de toute beauté. 

 

Le soleil perce à travers le nuages à la hauteur de Ramena, magnifique. 

 

Diego Suarez la décrépie dans une Mer d'Emeraude

 

On en profite pour déjeuner et on découvre alors la mer d'Emeraude. Les couleurs, entre le turquoise, l'émeraude et le jade sont extraordinaires ! 

 

 

Et puis on découvre la plage déserte où l'on va passer la journée. Génial ! 

 

Diego Suarez la décrépie dans une Mer d'Emeraude

 

On accoste les pieds dans l'eau. On passe la matinée à l'ombre d'un pin à buller... Le vent nous dissuade cependant de nous baigner, on est fou. Serions-nous déjà un peu tropicalisés ? Le fait est qu' on ne se baignera pas dela journée malgré les eaux trandslucides... 

 

Diego Suarez la décrépie dans une Mer d'Emeraude

 

A midi on se goinffre de deux barracudas au riz coco et de caipirinia, le top . Un repas de luxe dans une bicoque root's, c'est la classe chez Robinson ! On se régale et on reprend notre rythme de glandouille ukulélé. 

 

Diego Suarez la décrépie dans une Mer d'Emeraude

 

Et puis Juvet vient nous chercher et on rembarque. Le retour est beaucoup beaucoup plus agité ! On est très vite  trempé de la tête aux pieds !!! Le mer d'Emeraude s'est réveillée ! Juju a la tête pas contente d'un p'tit chat mouillé et Soso, congelée, chante pour ne pas flipper.. Drôle d'équipe doit se dire Juvet !

 

 Arrivés à Ramena on va directe au plus court, chez Serge où l'on prend un bungalow, aidé de Juvet. Nous sommes les seuls, on ne risque pas d'être dérangés. Lessive pour Soso et essorage pour Juju. 

 

Diego Suarez la décrépie dans une Mer d'Emeraude

 

La pluie s'invite en fin d'après midi. On décide de rester dîner à l'hôtel et on poursuit notre cure crevettes-calamars ! On trie aussi quelques photos mais cela nous parait presque rien comparé aux sessions de Namibie !!! 

 

On s'endort sous la moustiquaire rêvant déjà à demain et aux trois baies de Diego.

 

Diego Suarez la décrépie dans une Mer d'Emeraude

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